Deux mille travailleurs affiliés à la CSC Liège-Verviers-Ostbelgien ont manifesté ce mardi matin sur la place Saint-Lambert. En grève, des travailleurs issus de différents secteurs entendaient maintenir la pression sur le gouvernement Arizona.
Venus des quatre coins de la province, 2 000 affiliés de la CSC ont manifesté une nouvelle fois ce mardi contre les réformes de l’Arizona. Pour la CSC, ce sont toujours les mêmes qui paient la note sociale, alors que des alternatives existent.« On peut aussi aller chercher l’argent dans la fraude fiscale. On peut également demander un autre refinancement de la Sécurité sociale. Vous savez qu’à l’heure actuelle, on est en train de la sous-financer en favorisant les assurances privées. Cet argent-là, on pourrait le réinvestir dans la Sécurité sociale. De même, on a réduit les cotisations patronales sur le travail ; on pourrait rétablir des cotisations sociales qui permettent de financer la Sécurité sociale », explique Isabelle Debroux, secrétaire fédérale de la CSC.
Un tribunal populaire a symboliquement placé l’Arizona sur le banc des accusés. Des témoins de tous les âges ont pris la parole pour détailler les conséquences négatives de la politique de ce gouvernement sur leur vie, tant professionnelle que privée. « Les nouvelles réformes sont quand même très dures. L’ouverture dominicale, l’élargissement des heures de travail… On sait quand on commence, mais on terminera en soirée. Où est la vie de famille dans tout ça ? », explique Nadine Dirick, employée du secteur commercial.
« On attaque aussi la culture, l’accès à la culture, la TVA, le pouvoir d’achat de manière générale. Or, ce sont les jeunes qui ont le moins de pouvoir d’achat dans notre société, qui ont les contrats les plus précaires. Ce sont donc eux qui subissent le plus rapidement les attaques de l’Arizona », explique Romain Balant, permanent interprofessionnel jeunes à la CSC Liège.
« Tant que les lois ne sont pas votées, on a l’occasion de faire bouger les choses. Il faut se battre dans la solidarité et la fraternité pour combattre ce gouvernement qui vire vers l’extrême droite », explique David Camerini, président de la délégation CSC Metea d’ArcelorMittal.
Le cortège s’est ensuite dirigé vers la Tour des Finances. D’autres actions sont d’ores et déjà annoncées, notamment le 8 mars, à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, ainsi que le 12 mars à Bruxelles, où une manifestation de masse est prévue.