Des Liégeois ont lancé un concept sans doute inédit au monde, un rallye de régularité combiné au ski. Pour cette première édition du Neco Ski § Prestige Rally, une dizaine d’équipages ont pris la route des Alpes pour vivre une expérience unique.
C'est à Genève que les participants du NECO Ski & Prestige Rally se sont retrouvés pour démarrer une belle aventure de régularité à travers les Alpes. Ancêtres et supercars côte à côte pour affronter 450 kilomètres de routes sinueuses. Très vite, le décor change, les voitures se retrouvent en montagne avec des sections de régularité où il faut tenir les 45 kilomètres/h.« On a un système de chronométrage qui est Tripy, qui est professionnel et qui, par satellite, peut prendre des flashs à plein d'endroits. Et les compétiteurs ne savent pas où c'est, moi non plus d'ailleurs, pour savoir s'ils sont à la bonne moyenne ou pas à la bonne moyenne. Si on est trop rapide, on prend des points de pénalité doubles », explique Nicolas Lakaye, l’organisateur du NECO Ski & Prestige Rally.« Nous, on a adopté une stratégie, on va dire hybride, où on regarde les illustrations dans le road book, plus un double check tous les 200 mètres pour savoir si on est vraiment à temps pour tenir notre moyenne de 45 kilomètres/h », explique Santiago Defalle, le pilote d’une Austin Healey 100/4 de 1955.
Dans ce type d'épreuve, le copilote joue un rôle déterminant, navigation, gestion des temps, contrôle des moyennes. Sa mission est essentielle et la discipline est ouverte à tous et à tout âge, même sans permis de conduire.« Je n’ai jamais été copilote et le road book était pour moi assez simple à comprendre », explique Charles Petit, le copilote d’une MG A de 1958.
« Pas difficile, mais sur les RT, parfois un peu compliquée la communication, mais au final on s'en sort plutôt bien », explique Iris Burato, la copilote de l’Austin Healey de 1955.
« Parfois il se trompe, parfois il s'endort, ça c'est difficile. Mais non, ça va très bien. On ne s'est jamais disputé, jamais », explique Diane Chauvet, la pilote de la MG TA de 1936.
Le tracé imaginé par Alain Lopez, habitué des grands raids comme le Dakar, conduit les équipages à travers des paysages alpins grandioses. Pendant trois jours, dix cols ont été franchis, avec des haltes à Annecy et Megève, avant une arrivée finale à Verbier.« C'est une première expérience et vraiment, on a traversé des endroits magnifiques. Beaucoup, beaucoup de virages, d'épingles à cheveux avec cette petite voiture, c'était vraiment sympa », explique Jean-Christophe Nys, le pilote de l’Austin Mini de 1961.
« Parfois, c'est un peu délicat. Les freins ne sont pas très performants. On a failli sortir de la route à plusieurs reprises, mais jusqu’ici tout va bien », explique Austin Bradshaw, le pilote d’une MG B GT de 1971.
Originalité de l'événement, le rallye s'est conclu par une épreuve de ski. Sur un parcours défini, les concurrents doivent une nouvelle fois faire preuve de régularité.« Vous établissez d'abord votre chronométrage à votre vitesse et vous devez reproduire la même chose que ce que vous avez établi vous-même. Après, on va prendre votre chrono. Si vous avez une seconde d'avance, ce sera deux points. Si vous avez une seconde de retard, ce sera un point. On additionne vos points, on crée un classement », explique Nicolas Lakaye, l’organisateur du NECO Ski & Prestige Rally.
« C'est très précis en voiture et très aléatoire au ski. On a fait ce qu'on a pu et je pense que ça ne s'est pas mal débrouillé. Mais vraiment, les sensations sont bonnes, la neige est parfaite, donc on a passé un bon moment », explique Samuel Matijevic, le pilote de l’Alpine A 110 R.
Au terme de cette première édition, la victoire revient à Samuel Matijevic et Julien Rawet au volant d'une Alpine A 110 R. Face à l’enthousiasme des participants, une deuxième édition est d'ores et déjà annoncée pour 2027. Si vous êtes adepte de ce genre de course, une édition Rallye Golf aura lieu du 4 au 6 juin au départ du golf du Sart-Tilman.