Les enseignants liégeois ont mené une nouvelle action symbolique ce matin, sur le thème du paillasson. Ils s'opposent aux mesures annoncées par la Fédération Wallonie-Bruxelles en matière d'enseignement, qui sont lues aujourd'hui en Commission.
Le personnel enseignant s'est réuni à plusieurs endroits de Liège comme la Place Saint-Lambert, la Passerelle Saucy ou devant la statue de Charlemagne mais aussi devant certaines écoles. Les participants se sont allongés sur le sol, tels des paillassons. L'opération vise à exprimer, de manière symbolique, le mépris ressenti par les enseignants qui ont l'impression que Valérie Glatigny, ministre de l'Éducation, leur marche dessus. "Le gouvernement considère l'enseignement comme un paillasson sur lequel on peut marcher", a expliqué Jorre Dewitte, permanent CGSP Enseignement.
L'action a également pour but de montrer que la lutte contre ces mesures d'économie continue et que les "paillassons" ne resteront pas longtemps au sol. "On ne va pas se laisser faire. Mais on constate qu'on est face à un mur qui ne veut pas nous écouter. On veut leur montrer que les mesures qu'ils essaient de nous imposer ne passent pas dans les écoles", a souligné M. Dewitte.
Une petite centaine de participants étaient présents sur la Place Saint-Lambert. Certains avaient confectionné des pancartes où l'on pouvait lire "Éducation piétinée, société en danger" ou encore "Qui a eu cette idée folle un jour de saigner l'école ?". Les manifestants s'exclamaient "C'est Valérie Glatigny qui provoque tous nos ennuis. Elle frotte ses pieds sur nos vies, juste pour faire des économies". Du côté du Boulevard d'Avroy, au pied de la statue de Charlemagne, une cinquantaine d'enseignants étaient réunis.
Les mesures annoncées par le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles en matière d'enseignement sont lues aujourd'hui en Commission. Le vote du décret programme est fixé au 27 mai prochain. Différentes actions seront encore organisées par les syndicats avant cette date.