La petite école libre maternelle de Cerexhe-Heuseux se bat pour maintenir ses activités. Il lui manque actuellement un élève pour ouvrir l’an prochain. Elle se mobilise pour attirer de nouveaux élèves.
La petite école maternelle de Cerexhe-Heuseux cherche de nouveaux élèves. Fin de cette année, 9 petits vont entrer en primaire et il manquera un élève pour pouvoir respecter les normes de la Fédération Wallonie-Bruxelles. C’est la survie de l’école qui est menacée.
"Il nous manque un élève. Maintenant, on essaie de voir un petit peu plus loin en se disant les autres années, on a à nouveau une grosse classe qui va sortir. Donc il faut qu'on puisse assurer la longévité de l'école en ayant le maximum d'inscriptions. Il ne suffit pas d'un. Pour cette année, oui effectivement, il nous en manque juste un, mais pour l'année d'après ce sera cinq, six ,sept", explique Valérie Fremineur, la directrice.
L’école fonctionne depuis plus de 20 ans avec une classe unique verticale. Les élèves depuis l’accueil jusqu’à la troisième maternelle sont mélangés. Cela facilite l’apprentissage des plus jeunes et renforce l’autonomie des plus âgés.
"C'est la petite école du bonheur parce qu'on peut faire la vie de l'école comme on veut. On n'est pas réglé par une sonnerie. Voilà. Si on veut prolonger nos apprentissages à une telle heure, on n'a pas la sonnette qui nous dit il faut arrêter. On peut gérer notre temps comme on veut, en fonction du rythme des enfants", souligne Aurélie Romer, institutrice maternelle.
Pour attirer de nouveaux élèves et maintenir l’école ouverte, parents et enseignants multiplient les initiatives. Flyers dans les boîtes aux lettres, vidéo sur les réseaux sociaux, et des portes ouvertes avec château gonflable pour mettre l’école en avant.
Si une pré-inscription a déjà été enregistrée jusqu’à présent, il en faudra encore d’autres pour prolonger les activités au-delà de la rentrée prochaine. Un combat qui mobilise l’ensemble de l’école.