Les équipes éducatives des Hautes Écoles et Écoles Supérieures des Arts se disent pleinement concernées par la situation d'urgence et de profond bouleversement que traverse le monde scolaire. Elles rejoignent les mouvements de contestation
Les équipes éducatives des Hautes Écoles et des Écoles Supérieures des Arts se disent pleinement concernées par la situation de grande urgence et de profond bouleversement que traverse aujourd’hui le monde scolaire. Elles le font savoir via un communiqué ce mardi 2 juin 2026.
L’annonce de l’augmentation du minerval inquiète le secteur au plus haut point, tant elle risque de fermer la porte des études supérieures à de nombreux futurs étudiants dès la rentrée prochaine, ou « à coup égal » inciter ceux-ci à « tenter » l’université.
À cela s’ajoutent encore la réforme de la formation initiale des futurs enseignants, dans des filières pédagogiques où la situation est déjà inquiétante. Les classes se vident alors même que la pénurie d’enseignant ne cesse de s’aggraver.
Inquiétude aussi pour la formation en kinésithérapie.
La mise en place du master en kinésithérapie dès la rentrée académique prochaine risque, selon les représentants des travailleurs des hautes écoles, d’entraîner une baisse importante des inscriptions ainsi que des difficultés organisationnelles majeures pour ces établissements et les équipes pédagogiques.
Ces diminutions du nombre d’étudiant entraîne déjà des pertes d’emploi dans le corpus des professeurs et une surcharge de travail pour celles et ceux qui restent en fonction.
Dans leur communiqué, les Hautes Ecoles souligne que « choisir de réduire les moyens consacrés à la formation et à l’accompagnement des étudiants, c’est accepter une dégradation de la qualité des formations. C’est considérer l’éducation comme une variable d’ajustement budgétaire alors qu’elle constitue un droit fondamental et l’un des piliers essentiels de notre démocratie….ce qui est en train de se jouer aujourd’hui dépasse largement le cadre de nos établissements : cela touche aux fondements mêmes de notre projet de société, à l’égalité des chances, à l’émancipation par le savoir et aux valeurs démocratiques qui nous rassemblent ».
Face à cette situation, dans un contexte de mouvement social d’une ampleur inédite rassemblant l’ensemble des niveaux d’enseignement, les équipes éducatives de l’enseignement supérieur sont déterminées à défendre leurs étudiants, leurs formations et la spécificité de leur mission. C’est pourquoi l’enseignement supérieur rejoint les mobilisations en cours dans les autres niveaux d’enseignement. A partir de ce mercredi 3 juin, il affichera son soutien et sa « colaire scolère » devant ses établissements et ce jusqu’au retrait des mesures contestées.