250 enseignants rassemblés place Saint-Lambert pour maintenir la pression face aux mesures d’économie décidées par le gouvernement de la fédération Wallonie Bruxelles.
Le mouvement reprend en ce début d’année scolaire. Plusieurs écoles de la région ont connu des perturbations ce vendredi. Les revendications restent les mêmes : les enseignants contestent notamment la hausse du minerval dans l’enseignement supérieur, l’augmentation des heures « face-classe » dans le secondaire et les coupes dans les subsides.
Sur le terrain, certains enseignants disent déjà mesurer les conséquences de ces mesures. Un enseignant de la Ville de Liège dénonce des équipes « découpées au couteau » et évoque des collègues qui se retrouvent sans revenus après n’avoir pas pu travailler suffisamment l’année précédente.
La tension reste également vive avec la ministre de l’Enseignement, Valérie Glatigny. Une rencontre avec les syndicats a eu lieu le 1er septembre, mais les représentants syndicaux ont quitté la réunion, estimant que la concertation n’apportait pas de réponses suffisantes.
« Personne n’aime être en grève. Si on peut éviter d’être en grève, on le fait, mais on a besoin d’être entendus », témoigne un enseignant.
Au-delà des conditions de travail, les manifestants mettent en avant l’avenir des élèves. « Quand on investit dans l’école, ça rapporte à la société. Quand on désinvestit dans l’école, ça coûte à la société », résume un autre enseignant.
La mobilisation se poursuit avec une grande manifestation annoncée à Liège le 10 septembre.