Après des années difficiles, la chocolaterie liégeoise se recentre sur son savoir-faire, son ancrage local et une ambition retrouvée. Sébastien Desclée détaille les choix qui doivent permettre à Maison Galler de rebondir.
Maison Galler revient dans l’actualité avec un récit qui dépasse largement la simple gourmandise. Dans cet épisode d’Actu L, Sébastien Desclée, CEO de la chocolaterie liégeoise, raconte comment une marque emblématique tente de transformer une période de crise en nouveau départ. Entre inondations, inflation, flambée du prix du cacao et procédure de réorganisation judiciaire, l’entreprise a dû affronter une succession de chocs. Mais le propos ne se limite pas au constat : il ouvre surtout sur la manière dont Galler veut reconstruire son avenir.
Une marque liégeoise face à un tournant décisif
Installée à Vaux-sous-Chèvremont depuis 50 ans, Galler reste associée à un savoir-faire belge fort : le chocolat fourré, les pralines et les bâtons qui ont construit sa notoriété. L’entretien revient sur les difficultés accumulées depuis plusieurs années, sur les pertes financières, mais aussi sur le moment délicat de la reprise. La faillite silencieuse, la reprise par des investisseurs 100 % locaux et le maintien d’une partie importante du personnel dessinent les contours d’une relance qui se veut à la fois prudente, réaliste et profondément ancrée dans le territoire.
Dolfin, Wallonie Entreprendre et un actionnariat local
L’un des moments clés de l’échange concerne le nouveau tour de table. Dolfin, chocolaterie basée à Nivelles, devient l’actionnaire de référence, aux côtés de Wallonie Entreprendre, de Sébastien Desclée et d’un autre partenaire industriel wallon. L’enjeu n’est pas de fusionner les entreprises, mais de créer des complémentarités : achats, bonnes pratiques, innovation, exportation et partage de compétences. Pour comprendre pourquoi cette alliance peut changer la trajectoire de Galler, il faut écouter les nuances apportées dans l’entretien.
Recentrer Galler sur son cœur de métier
La relance passe aussi par des décisions difficiles. L’émission aborde sans détour la réduction du périmètre, les emplois non repris, la fermeture de certains outlets et le choix de privilégier les franchises pour certaines boutiques. Derrière ces mesures, une logique se dessine : Galler veut redevenir d’abord un producteur de chocolat de haute qualité, plutôt qu’une entreprise dispersée sur trop de fronts. Cette stratégie de recentrage est présentée comme une condition de survie, puis de croissance.
Prix du cacao, innovation et qualité
Le prix du cacao occupe évidemment une place centrale. Face à une matière première devenue plus volatile, Sébastien Desclée insiste sur un point : la qualité ne doit pas devenir une variable d’ajustement. Formats, goûts, packaging, expérience consommateur : l’innovation devra se faire dans un cadre maîtrisé, sans investissements démesurés, mais avec l’ambition de réenchanter la marque. C’est l’un des passages les plus éclairants pour comprendre comment une chocolaterie belge peut rester accessible tout en assumant un positionnement qualitatif.
Une ambition belge, wallonne et internationale
Si Galler revendique son ancrage liégeois, l’entreprise regarde aussi vers l’étranger. L’émission évoque notamment une première commande en Turquie, appuyée par l’Awex, ainsi que les perspectives en France, aux Pays-Bas et aux États-Unis. Mais le message reste clair : avant de courir partout, Galler veut consolider ses bases en Belgique, notamment dans le nord du pays où la marque dispose encore de marges de progression.
Au fil de l’entretien, le nouveau CEO dévoile aussi son rapport personnel au chocolat, son parcours dans la finance, le marketing, la publicité et la presse, ainsi que sa vision de Liège comme métropole vivante et entrepreneuriale. Pour saisir les équilibres entre prudence financière, ambition commerciale, attachement local et exigence de qualité, regardez l’émission complète. C’est dans les détails de l’échange que se comprend vraiment le nouveau chapitre que Maison Galler veut écrire.