Derrière chaque projet soutenu, il y a une histoire humaine, un choix de société et des chercheurs qui tentent de faire progresser la médecine.
Derrière les grandes avancées médicales, il y a rarement un coup d’éclat isolé. Il y a surtout du temps, des équipes, des hypothèses, des échecs, des moyens financiers et une forme de confiance accordée aux chercheurs. Dans ce numéro d’Actu L, Caroline Mazy, directrice de la Fondation Léon Fredericq, lève le voile sur un acteur liégeois discret mais essentiel du financement de la recherche médicale.
Adossée au CHU de Liège et à l’Université de Liège, la Fondation Léon Fredericq soutient des projets dans tous les domaines de la médecine, avec une attention historique portée à la lutte contre le cancer. Mais l’entretien montre rapidement que son champ d’action est bien plus large : neurologie, cardiologie, santé mentale, diabète, pédiatrie, recherche clinique ou projets translationnels font aussi partie des thématiques accompagnées.
Un soutien concret aux chercheurs
La fondation fonctionne notamment par appels à candidatures. Chaque année, chercheurs et médecins liés au CHU ou à l’Université de Liège peuvent déposer un dossier. Les projets sont ensuite évalués avec l’appui d’une commission scientifique. Caroline Mazy détaille dans l’émission les différentes formes d’aide : bourses de fonctionnement, bourses de voyage, bourses de recherche clinique, prix spécifiques ou encore crédits d’impulsion destinés à lancer des projets innovants.
Un chiffre donne la mesure de cette dynamique : lors d’une année record, environ 300 dossiers ont été soutenus pour un montant total de 3,5 millions d’euros. Une progression importante par rapport aux montants distribués il y a une dizaine d’années. Pour comprendre comment cette montée en puissance a été possible, il faut regarder l’interview : la réponse tient autant à la générosité qu’à la notoriété progressivement construite autour de la fondation.
Dons, legs et événements : plusieurs façons d’agir
L’un des points forts de l’échange est la manière très concrète dont Caroline Mazy explique les sources de financement. Les dons, les legs, les événements et les partenariats permettent à la Fondation Léon Fredericq de transformer des engagements individuels en soutien direct à la recherche médicale. Il peut s’agir d’un don ponctuel, d’un don mensuel, d’un legs partiel ou total, ou même de biens à valoriser au profit des chercheurs.
La directrice rappelle aussi qu’il n’existe pas de « petit don ». Chaque soutien compte, qu’il vienne d’un particulier, d’une entreprise, d’un service club ou d’un événement organisé localement. Jogging, tournoi de golf, soirée de gala, concert, repas villageois ou défi sportif : l’émission montre que l’engagement peut prendre des formes très variées. Regardez la vidéo pour découvrir comment ces initiatives locales deviennent des leviers concrets pour la science.
Un ancrage liégeois revendiqué
La Fondation Léon Fredericq assume fortement son ancrage liégeois. Soutenir cette fondation, c’est aussi soutenir un écosystème local composé de chercheurs, médecins, donateurs, partenaires culturels, ambassadeurs et bénévoles. Cet ancrage ne limite pas l’ambition scientifique : il donne au contraire un visage humain à la recherche médicale.
L’entretien aborde également une valeur centrale : la transparence. Les donateurs veulent savoir où va leur argent, et la fondation veille à respecter leurs volontés. La rencontre entre chercheurs et donateurs, notamment lors de la remise des prix, apparaît comme un moment clé. Ce lien direct donne du sens au geste philanthropique et permet de mesurer l’impact réel du soutien accordé.
Pourquoi regarder cette émission ?
Ce numéro d’Actu L ne se limite pas à présenter une institution. Il raconte comment une petite équipe peut mobiliser un territoire autour d’un enjeu majeur : permettre à des chercheurs de poursuivre leurs travaux et d’ouvrir de nouvelles pistes médicales. Caroline Mazy y partage aussi les défis, les besoins et les raisons d’espérer.