Moment solennel au hall omnisports de Soumagne ce week-end. Le club d'aïkido local y a reçu un invité de marque en la personne de Christian Tissier, moniteur français et 8e dan. Ils ne sont que quelques uns dans le monde à atteindre cette notoriété.
Dimanche matin, dernier jour d'entraînement, la séance a démarré par une heure de maniement du sabre en bois, également appelé "bokken". Pendant une heure, les combattants ont effectué des dizaines de coupes. Un geste difficile qui demande beaucoup d'efforts.
Ce séminaire, qui s'est étalé du vendredi soir au dimanche, s'est déroulé dans un cadre un peu particulier: 2026 est une année un peu spéciale pour la fédération d'aïkido, à l'initiative de l'organisation de ce week-end.
Cet anniversaire a donc une résonance particulière parmi les adeptes de la discipline, et encore plus à Soumagne, où le club a soufflé l'année dernière ses 50 bougies.
Au terme des trois jours, les installations soumagnardes auront reçu la visite de 250 combattants venus d'un peu partout en Europe. Parmi eux, des pratiquants émérites, comme Chantal Danthine, septième dan, également la femme la plus gradée de la fédération. Ce moment, c'est l'opportunité pour elle de se perfectionner, d'apprendre auprès du meilleur.
Cécile, 46 ans, attendait ce stage avec une certaine impatience. Elle s'apprête en effet à passer son examen pour devenir ceinture noire. L'aïkido lui apporte un certain épanouissement personnel, malgré les courbatures après entraînement.
D'autres évènements et séminaires auront lieu cette année en Wallonie-Bruxelles pour marquer le coup de ces 160 ans de relation diplomatique entre la Belgique et le Japon. En août, il y a par exemple un camp d'été d'une semaine qui se tiendra à Spa, et qui attire habituellement des combattants venant de l'autre bout de la planète.
En novembre, Bruxelles accueillera une autre sommité de la discipline en la personne de Kuri Bayashi, maître instructeur japonais.