La surface de la Meuse s'est colorée d'hydrocarbures mardi, au niveau de Wanze. Le nettoyage, opéré par la société UDH, s'annonce compliqué pour plusieurs raisons.
Le nettoyage de la Meuse a débuté entre Bas-Oha et Andenne, au niveau de la commune de Wanze, à la suite d'un épisode de pollution aux hydrocarbures constaté mardi. Une enquête a été ouverte. Selon les premiers éléments, la fuite proviendrait d'une usine où une citerne aurait été ouverte par des enfants. Si le site et la citernes sont désormais sécurisés, les opérations de dépollution du fleuve ne font que commencer.
Un nettoyage qui s'annonce particulièrement délicat et qui dépendra en grande partie des conditions météorologiques, explique Simon Dejardin, conseiller en gestion des eaux à Andenne : « Le goudron s'était liquéfié sous l'effet de la chaleur avant de devenir visqueux au contact de l'eau. Il s'accroche aux hautes herbes des berges naturelles, ce qui complique fortement le nettoyage. Il faut attendre que le passage des bateaux le décolle afin qu'il vienne se fixer sur les boudins absorbants. La situation est d'autant plus délicate que le débit de la Meuse est très faible en cette saison. Le goudron s'est rapidement répandu, faute de courant suffisant pour le contenir. Tout dépendra désormais des conditions climatiques. Mais la situation est sous contrôle et fait l'objet d'un suivi par les autorités. »
Pour l'instant, aucune mortalité n'a été constatée parmi la faune. Des agents du Département de la Nature et des Forêts (DNF) se rendront sur place afin de surveiller l'évolution de la situation. Les poissons pourraient toutefois être affectés : l'eau est actuellement très chaude et pauvre en oxygène. En remontant en surface pour chercher de l'air, ils risquent d'entrer en contact avec les hydrocarbures, explique encore Simon Dejardin.
Fortement touché par cette pollution, le club nautique Hesbaye-Condroz de Bas-Oha est contraint de fermer temporairement ses installations, le temps des opérations de nettoyage.