Environ 350 enseignants ont manifesté vendredi au centre-ville de Liège pour exprimer leur mécontentement vis-à-vis du décret-programme du gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles qui prévoit une série d'économies dans l'enseignement.
De nombreux enseignants et étudiants se sont rassemblés vendredi, place Saint-Lambert, à l'appel des équipes pédagogiques de l'enseignement communal liégeois. La police annonce 350 participants à cette action faisant suite à d'autres mouvements de grogne organisés en région liégeoise, depuis début décembre, contre les mesures annoncées par le gouvernement.
Des piquets de grève ont notamment été installés devant la plupart des établissements secondaires organisés par la Ville de Liège. « À mesure que des réponses étaient apportées par les syndicats et le pouvoir organisateur, l'inquiétude s'est transformée en certitude que, de manière factuelle, l'enseignement secondaire communal liégeois et tous les élèves qu'il accueille allaient être lourdement impactés par la mise en œuvre du décret », relèvent les équipes pédagogiques de l'enseignement communal liégeois dans un communiqué.
Un cortège a démarré de la place Saint-Lambert, face au siège de la fédération liégeoise du MR, et a traversé le centre-ville, via les boulevards de la Sauvenière et d'Avroy puis l'avenue Blonden, pour rejoindre le siège des Engagés de Liège, rue Paradis. Les manifestants ont progressé à la manière d'un cortège funèbre, tenant des banderoles et pancartes arborant divers messages illustrant leur mécontentement. « Si l'enseignement coûte trop cher, essayez l'ignorance », « L'éducation est un investissement, pas un budget », « L'énergie scolaire n'est pas renouvelable » sont quelques exemples de messages que l'on pouvait lire. Les mesures concernant l'enseignement qualifiant étaient particulièrement visées. « La révolte des enseignants et des élèves liégeois s'appuie sur la fréquentation (ou la découverte, pour les plus jeunes) d'un public pour lequel l'enseignement qualifiant représente à la fois une accroche sociale, une porte d'entrée vers le monde professionnel et une formation citoyenne. L'enjeu du maintien des filières organisées actuellement est donc à la fois démocratique, social et économique », soutiennent les équipes pédagogiques