La mobilisation s’étend chez Bpost à de nouveaux centres de tri. Le mouvement prolonge une grève spontanée menée par les travailleurs, qui dénoncent le plan de transformation des horaires imposé par la direction de Bpost.
La grève s’étend chez Bpost. Depuis minuit, des piquets de grève sont installés devant les centres de distribution de Wallonie et de Bruxelles, comme ici devant le centre de tri de Grivegnée à Liège, complètement à l’arrêt. Les travailleurs dénoncent un plan de transformation des horaires imposé par la direction de Bpost.« Le début de vacation va être retardé de 2 h, voire 3 h. La fin de vacation va être retardée de la même façon puisque, si on commence plus tard, on finit plus tard. Mais, de plus, le temps de travail ne sera pas calculé sur 8 heures. S’il y a pour 10 h de travail, on demandera aux travailleurs de travailler 10 h. S’il y a pour 6 h de travail, on demandera aux travailleurs de travailler 6 heures. Et, à l’heure actuelle, il n’y a aucune compensation. Ils ne discutent que de la flexibilité », explique Michel Mazy, permanent régional CSC Transcom.
Pour les syndicats, une flexibilité accrue avec des tournées dynamiques va avoir un impact direct sur les conditions de travail, mais aussi sur la vie privée des facteurs. « Ce sont des tournées qui sont organisées au jour le jour avec le flux de courrier. Et si le facteur n’a pas de travail ce jour-là, on le met en congé d’office à l’appréciation du team leader. Deuxième chose, c’est les 4/5 ou les jours de LS, c’est-à-dire les jours libres. Ces jours-là ne sont plus fixes. C’est le team leader qui fixe les jours en fonction du flux et qui dit aux personnes : “Aujourd’hui, on n’a pas besoin de vous, vous pouvez retourner.” » Serge De Groeve, délégué CGSP au bureau de Liège rive gauche mail.
Actuellement, des négociations sont en cours entre syndicats et direction de Bpost. Ce plan d’action de grève vise à faire valoir les droits des travailleurs et à mettre la pression sur la direction durant ces négociations.