Entre quartier propulsé hors du réel, jeunesse en reconstruction, poule en quête de liberté et pensionnat catholique inattendu, Cut explore cinq univers qui n'ont décidément rien en commun.
Cette semaine, Cut ouvre grand l'éventail des sorties cinéma avec cinq propositions qui passent sans complexe de la science-fiction spectaculaire à la comédie, en traversant le récit initiatique et la fable engagée. Des dinosaures aux couloirs d'un pensionnat catholique, l'émission propose un tour d'horizon contrasté où chaque film tente, à sa manière, de bousculer les règles du quotidien.
Un quartier entier arraché à la réalité
Le film le plus spectaculaire de la sélection est sans doute The end of Oak Street. Anne Hathaway et Ewan McGregor y incarnent les membres de la famille Platt, dont la rue et le quartier se retrouvent brutalement transportés dans un environnement inconnu. Plus d'eau, plus d'électricité, des phénomènes inquiétants et, surtout, une faune préhistorique qui transforme chaque déplacement en danger potentiel.
Le long métrage combine thriller de science-fiction, aventure familiale et mystère cosmique. Mais derrière les scènes de survie se dessine surtout une question : comment comprendre l'impossible quand toutes les certitudes disparaissent ? Découvrez dans la vidéo les premières images et l'atmosphère très particulière de ce monde où les dinosaures ne sont finalement qu'une partie du problème.
Réapprendre à vivre après la maladie
Changement radical de registre avec Sunny Dancer. Ivy, 17 ans, vient de terminer un traitement contre le cancer lorsqu'elle rejoint un camp d'été réservé à des jeunes ayant traversé des épreuves similaires. L'adolescente n'arrive pas avec un enthousiasme débordant, mais les rencontres vont peu à peu rebattre les cartes.
Le film choisit l'énergie, l'humour et une certaine irrévérence pour parler de reconstruction, d'amitié et de l'envie de vivre sans être constamment défini par la maladie. Derrière les plaisanteries et les provocations affleure une réflexion plus intime sur la peur, la colère et le retour à une forme d'insouciance. La présentation de Cut permet d'en saisir le ton, sans en dévoiler les moments les plus sensibles.
Une poule, des humains et une fable inattendue
Avec Cocotte, György Pálfi adopte un point de vue pour le moins inhabituel. Une poule échappée d'un élevage industriel trouve refuge dans la cour d'un restaurant délabré. À travers son regard sur les humains, le cinéaste construit une histoire de survie, de liberté et de responsabilité.
L'humour décalé et l'univers singulier du film permettent d'aborder les rapports de domination et les compromis de la vie quotidienne sans se transformer en démonstration pesante. Le résultat s'annonce volontairement étrange, à mi-chemin entre conte animalier et satire sociale.
L'amour sous règlement et le choc des cultures
One night only part, lui aussi, d'une règle insolite : les célibataires ne peuvent vivre librement leur désir qu'une seule nuit par an. Owen et Alice se rencontrent précisément ce soir-là, mais leur relation refuse rapidement de rester dans les limites prévues. New York devient alors le décor d'une comédie romantique faite de rendez-vous contrariés, de poursuites et de sentiments beaucoup moins contrôlables que prévu.
Enfin, Tombé du ciel suit Ilyes, envoyé dans un pensionnat catholique de Bourgogne après deux échecs au bac. À Chablis, le jeune homme découvre un environnement dont il maîtrise mal les codes. Le film s'appuie largement sur le décalage culturel, les malentendus et l'humour, mais laisse progressivement apparaître une idée plus fédératrice : les différences sont parfois moins profondes qu'elles en ont l'air.
Pour découvrir les bandes-annonces, les tonalités de chaque film et les moments qui font vraiment la différence, regardez l'émission Cut dans son intégralité sur Qu4tre. Et pour prolonger la séance, le site de Qu4tre permet également de tenter de remporter des places pour les Grignoux.