Pamela Anderson change encore de registre, Soderbergh interroge le prix de l’art, Spider-Man repart au combat et le monde agricole se raconte sans filtre avant un détour estival chez Jacques Tati.
Cette semaine, Cut traverse des univers qui semblent n’avoir rien en commun : une famille en pleine décomposition, les coulisses du marché de l’art, le retour d’un super-héros condamné à la solitude, la colère du monde agricole et l’élégance burlesque de Jacques Tati. Un programme contrasté qui permet surtout de mesurer toute la diversité des propositions actuellement sur les écrans.
Pamela Anderson poursuit sa métamorphose
Premier arrêt avec Rosebush Pruning, présenté comme la chute flamboyante d’une dynastie profondément dysfonctionnelle. Le film mise sur le malaise, la provocation et une esthétique très travaillée, avec notamment Elle Fanning et Pamela Anderson. Cette dernière confirme surtout une évolution remarquée de sa carrière. Après The Last Showgirl, elle s’éloigne toujours davantage de l’image qui l’a longtemps définie pour imposer un registre plus mature. Mais jusqu’où le film pousse-t-il son mélange de tragédie familiale et d’excès ? La séquence de Cut permet d’en saisir l’atmosphère sans en déflorer les principaux ressorts.
Soderbergh met l’art face à l’argent
Avec The Christophers, Steven Soderbergh resserre son dispositif autour d’un quasi huis clos. Derrière cette apparente simplicité se dessine une réflexion sur la valeur d’une œuvre, le statut de l’artiste et la manière dont le marché transforme la création en marchandise. Le réalisateur peut compter sur une association particulièrement intrigante entre Ian McKellen et Michaela Coel. Le film semble léger dans sa forme, mais les questions qu’il soulève le sont beaucoup moins. Pour comprendre comment Soderbergh fait circuler ces tensions entre ses personnages, mieux vaut découvrir l’analyse complète en vidéo.
Spider-Man repart presque de zéro
Autre changement d’échelle avec Spider-Man et le retour de Tom Holland. Peter Parker doit désormais vivre avec les conséquences d’une décision radicale : ceux qu’il aime ont oublié son existence. Le héros se retrouve ainsi plus isolé que jamais, alors même que de nouvelles menaces se profilent. Cette situation doit également préparer la suite de son parcours dans un univers Marvel en recomposition. Entre responsabilité, mémoire et nouvelles alliances, le personnage semble entrer dans une phase charnière. Cut dévoile quelques indices sur cette nouvelle dynamique, mais conserve naturellement les principaux enjeux pour le film.
Rural donne un visage à la crise agricole
Le ton change radicalement avec Rural. Après Au nom de la Terre, Edouard Bergeon abandonne la fiction pour suivre Jérôme Bayle, éleveur devenu l’un des visages de la mobilisation agricole dans le Sud-Ouest de la France. Pendant plus d’un an, la caméra accompagne l’homme, son entourage et son exploitation. Derrière les revendications apparaissent alors des questions beaucoup plus intimes : la transmission, la liberté, la survie économique et la place de l’agriculture dans les territoires ruraux. Le documentaire promet ainsi de dépasser le simple récit de contestation. Les extraits montrés dans Cut donnent envie de découvrir ce portrait dans toute sa complexité.
Jacques Tati retrouve le grand écran
Enfin, les vacances offrent une excellente raison de revenir vers quelques classiques. Les Grignoux proposent une rétrospective consacrée à Jacques Tati avec Les vacances de Monsieur Hulot, Jour de fête, Mon oncle et Playtime. L’occasion de revoir sur grand écran un cinéma où le cadre, les sons, les gestes et les détails racontent souvent davantage que les dialogues.
Entre cinéma d’auteur, blockbuster, documentaire et patrimoine, cette édition de Cut ouvre donc plusieurs portes sans refermer les débats. Regardez la vidéo pour découvrir les extraits, les nuances des analyses et choisir votre prochaine séance de cinéma.