Dystopie, légende revisitée, crise de la quarantaine, vertige fantastique et liens familiaux : cinq univers très différents se rencontrent cette semaine dans une sélection particulièrement éclectique.
Cette semaine, Cut ouvre sa sélection avec l’un des rendez-vous cinéma les plus attendus : The Dog Stars, le nouveau film de Ridley Scott. Après plusieurs œuvres tournées vers le passé, le cinéaste revient à la science-fiction et à l’anticipation, dans un monde américain ravagé par une pandémie. Survivants retranchés, territoires dévastés et espoir d’un ailleurs : le film promet un road trip post-apocalyptique plus intime qu’il n’y paraît. L’émission revient sur ce retour très attendu du réalisateur d’Alien et de Blade Runner, sans en dévoiler les ressorts essentiels. Découvrez dans la vidéo pourquoi ce nouveau Ridley Scott pourrait bien surprendre au-delà de son spectaculaire décor dystopique.
Robin des Bois, mais loin de la légende
Autre proposition marquante : On l’appelait Robin des Bois, avec Hugh Jackman dans la peau d’un Robin de Locksley vieillissant et désabusé. Ici, le héros de Nottingham n’est plus l’archer romantique transmis par la légende, mais un homme hanté par son passé et par la violence de ses actes. Le film revisite ainsi un mythe majeur du cinéma d’aventure sous un angle plus sombre, en questionnant le poids de la mémoire, de la culpabilité et de l’héritage. Cut met en perspective cette nouvelle lecture du personnage et l’inscrit dans la longue histoire cinématographique de Robin des Bois. La vidéo permet d’en saisir le ton, entre mélancolie, transmission et promesse de rédemption.
Jean-Benoît Ugeux ausculte la crise de l’âge mûr
Le cinéma belge est également à l’honneur avec L’âge mûr, premier long métrage de fiction de Jean-Benoît Ugeux. Le comédien-réalisateur y explore le quotidien d’un quadragénaire confronté aux relations de couple, à la famille et à une forme de déséquilibre existentiel. Le film associe comédie sentimentale, douceur amère et touches burlesques, avec une identité belge assumée. Derrière les situations parfois cocasses, Cut s’intéresse surtout à la manière dont le film observe les fragilités d’un homme qui tente de maintenir les différentes structures de sa vie. Pour comprendre ce qui fait la singularité de cette comédie et la tonalité très personnelle de son auteur, mieux vaut en voir les extraits et les commentaires dans la vidéo.
Léa Seydoux face à l’inconnu, Sophie Hyde au cœur de la famille
Avec L’inconnue, Arthur Harari propose une fable fantastique à l’ancrage réaliste, portée par Léa Seydoux. Le point de départ intrigue immédiatement : une femme se réveille dans le corps d’une autre. Mais derrière cette idée forte se dessine un récit existentiel, émotionnel et volontairement troublant. L’émission souligne l’ambition formelle du film tout en insistant sur sa capacité à rester profondément humain.
Enfin, Jimpa de Sophie Hyde, avec John Lithgow et Olivia Colman, aborde les liens familiaux, les identités plurielles, la transmission et les différentes formes d’amour et de coparentalité. Un drame intimiste, queer et engagé, mais présenté avant tout comme une œuvre sensible et lumineuse. La sélection de la semaine joue ainsi sur des registres très différents, de la dystopie au film familial en passant par la comédie belge et la fable fantastique.
Quels films méritent vraiment le détour cette semaine ? Quels partis pris distinguent ces sorties au-delà de leurs synopsis ? Regardez l’émission Cut en vidéo pour découvrir les extraits, les nuances de l’analyse et les raisons pour lesquelles ces cinq films ont retenu l’attention. Et pour prolonger la sortie au cinéma, des places sont également à gagner via la page concours de Qu4tre.