Cap sur une discipline encore trop méconnue chez nous : le street lifting, discipline née de la culture du street workout. Un sport dans lequel le Boncellois Robin Pittia excelle puisqu'il se montre sur le devant de la scène belge et ... européenne.
Le street lifting, c'est une discipline née du street workout qui se décline en quatre mouvements : le "muscle-up", le squat, la traction et le "dips", chaque fois en se lestant d'un certain poids. Ce sport, Robin Pittia, 27 ans, excelle dedans, lui qui s'est lancé durant la période du Covid.
"Je me suis lancé à un moment où j'avais besoin du sport ayant certains problèmes privés. J'ai direct accroché. Puis, j'ai commencé à me former en salle", nous dit le jeune Boncellois. "Ce sont des séances intenses de 2h30-3 heures à raison de 4-5 fois par semaine puisqu'il faut s'entraîner à tous les mouvements. C'est fort sollicitant pour les muscles et les articulations."
La première compétition "déclic" est survenu il y a 2 ans à son premier championnat de Belgique où il termine 3ème au général alors qu'il ne connaissait encore pratiquement rien. Puis, il y a 1 an, à Genk, il décroche le titre de champion de Belgique en mettant le second à plus de 60 kilos derrière (sur la charge totale des quatre exercices).
"J'ai failli atteindre les 500 kilos de total, j'aurais été le premier belge à le faire à ce moment-là. J'avais déjà deux records nationaux pour le squat et le dips, que j'ai réaugmenté encore dernièrement au Portugal."
Cette année, il l'a mise au service d'une préparation encore plus intense puisqu'il est parti trois mois en Asie, aux Philippines. "C'était à la fois pour visiter mais aussi pour me préparer à l'Open du Portugal qui était qualificatoire pour les Championnats d'Europe à venir. Et grâce à ça, je suis 6ème ou 7ème meilleur européen de ma catégorie. Les neuf premiers sont repris pour ces championnats en octobre à Paris. C'était l'objectif de se qualifier, je suis hyper fier mais j'ai envie de redoubler mes efforts afin d'être encore plus prêt le jour J."