Quadruple championne de Belgique à la suite depuis 2023, un podium aux championnats du monde en 2023 et un titre de championne d'Europe en 2025 dans l'Obstacle Course Racing, la Grivegnéenne Magali Hayen excelle dans son sport.
Mélange de course à pied et de franchissement d’obstacles en tous genres, l’OCR ou Obstacle Course Racing est un sport en pleine expansion en Europe. Une discipline dans laquelle la Grivegnéenne Magali Hayen excelle et ce dans à peu près toutes les catégories existantes.
"Il y a deux types de courses : la Short Race, une course de 3km avec plus ou moins 40 Obstacle et la Standard Race, c'est 12 kilomètres de course avec environs 50 obstacles. Ça se fait en deux catégories : les catégories d'âge (par tranches d'âge de 5 ans) et les Elite qui eux soont les pros qui se battent pour le vrai titre de champion."
De l'escalade aux toits du monde
Magali a évolué pendant 25 ans dans l’escalade de bloc avec une belle expérience à l’international avant de se mettre à l’OCR il y a 3 ans. Un résultat en particulier a créé le déclic chez elle. "Mon premier championnat du Monde, c'était en 2023. J'ai atteint la 3ème marche du podium. C'est vraiment là où j'me suis dit que j'allais m'entraîner pour prouver ce que je vaux vraiment."
Quatre fois championne de Belgique en Short Race, Magali est passé à la catégorie élite en 2025, un très grand cru pour elle … et ça se prolonge encore aujourd’hui. "J'avais participé au Championnats d'Europe et du Monde et j'ai remporté les quatre titres possibles, en Short et en Standard Race. Et là, récemment, je reviens d'une très grosse course en Espagne, la Poseidon Race, où il y avait 70 obstacles. Je me suis imposée devant des Espagnoles ultra fortes."
Le prix des sacrifices
Cette ascension, elle la doit aussi à sa Team Klimber située près de Bruges et dont elle est membre. Mais pas que … "Pour les obstacles, je crois que c'est grâce à l'escalade. Maintenant, le mental joue beaucoup. Quand je veux quelque chose, je mets tout en oeuvre pour y arriver. Là, j'ai pris un préparateur physique et adapter mes horaires pour me préparer et m'entrainer un maximum."
L’OCR demeure encore cependant trop méconnu et même peu reconnu. Les camps ne sont pas légion en Wallonie pour se préparer. Magali doit aussi notamment faire appel à des sponsors ou à des dons pour financer ses déplacements. Une situation parfois délicate mais qui n’empêche pas l’athlète de 36 ans de rêver de hisser le drapeau belges sur les sommets de l’OCR. "Ici, j'aimerais faire un podium aussi bien en Europe que dans un championnat du Monde mais aussi aller faire plusieurs gros évènements un peu partout sur le Globe."
Prochaine étape fin du mois : ce sera le Tors Trophy, un open suédois renommé que Magali compte bien rajouter à son palmarès bien fourni