La collecte d'informations 2026 de l’Observatoire wallon du sans-abrisme livre ses constats pour Huy-Waremme et le Bassin de vie liégeois. Un constat : les personnes dormant dans le rue sont largement minoritaires dans les "sans chez soi".
Evaluer le nombre de personnes en situation de précarité de logement au-delà du sans-abrisme strict, c’est le propos du dénombrement de l’observatoire wallon du sans-abrisme. Et les données collectées sont très loin des clichés. 85% des personnes "sans chez soi" ne dorment pas dans la rue. Elles sont hébergées chez des proches, des amis, ou vivent dans des squats voire dans leur voiture.
L’édition 2026 du dénombrement porte notamment sur 22 communes de l’arrondissement de Huy - Waremme et 4 communes du bassin liégeois (Liège, Ans, Herstal, Seraing) avec de nombreux points communs mais aussi des particularités. Du côté de Huy ,la proportion de femme y est plus importante qu’ailleurs, cela s’explique par le maillage associatif local dense et ciblé sur les situations vécues par les dames
A Liège, la proportion de personnes en sans-abrisme bas seuil, c'est-à-dire vivant en rue, est de 30 %, c’est le double de Huy. Le chiffre s'explique par le fait qu'on est là en situation urbaine où ces situations sont traditionnellement plus fréquentes qu'en milieu rural.
Pour rencontre l’engagement de la Déclaration de Lisbonne et mettre fin au sans-abrisme d'ici 2030, la réponse des autorités passe par le soutien aux services d’accueil et aux relais sociaux mais aussi, et c’est une priorité, par la remise en logement. Une politique "housing first" qui tente de remettre en logement prioritairement les personnes les plus fragiles
Les chiffres du dénombrement 2026 viennent compléter ceux des dénombrements précédents (dont Charleroi, Namur et Verviers en 2024) et consolider l’extrapolation régionale qui fait état de 18.812 personnes en situation d’absence de chez-soi : 13.781 adultes et 5.031 enfants.