Le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a adopté en dernière lecture la réforme des médias de proximité portée par la ministre des Médias, Jacqueline Galant.
Le texte prévoit désormais la reconnaissance d’un maximum de huit médias de proximité à partir de 2031, contre douze actuellement.
La nuance est importante par rapport à la mouture précédente, qui prévoyait huit médias : huit devient désormais un plafond. La répartition prévoit un média à Bruxelles, un dans chacune des provinces du Brabant wallon, de Namur et de Luxembourg, et jusqu’à deux dans les provinces de Liège et du Hainaut. Deux médias restent donc possibles en province de Liège.
"Nous aboutissons aujourd’hui à une réforme équilibrée, qui tient compte des réalités du terrain, tout en répondant à une nécessité : assurer la pérennité de l’information de proximité", a commenté la ministre.
Les structures pourront conserver plusieurs chaînes ou marques afin de maintenir leur ancrage local. Le texte prévoit également qu’aucune commune ne puisse être privée de la couverture d’un média de proximité.
Parmi les autres dispositions figurent la limitation des conseils d’administration à douze membres et un soutien financier pouvant atteindre 1,2 million d’euros par structure fusionnée pour accompagner les adaptations techniques.
La diminution progressive des moyens APE ne figure plus dans le projet de décret et la suppression de l’indexation de la dotation, envisagée précédemment, a également été abandonnée après l'avis du Conseil d'Etat. Les frais de présence sur Auvio doivent par ailleurs être supprimés et le Réseau des Médias de Proximité maintenu avec un soutien financier.
La réforme doit entrer en vigueur en 2031. Le projet de décret doit encore être soumis au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles.
"La question n’a jamais été d’être pour ou contre les médias de proximité mais de savoir comment garantir leur avenir dans un contexte budgétaire difficile et face aux profondes mutations du paysage médiatique. Je veux être très claire : sans réforme, c’est l’avenir même des médias de proximité qui est menacé. À l’heure où les grands groupes de presse fusionnent, où les grands acteurs audiovisuels renforcent leurs collaborations et où les recettes publicitaires diminuent, comment imaginer que douze structures puissent continuer à fonctionner côte à côte sur un territoire aussi restreint ? Cette réforme vise à les renforcer pour leur permettre de relever les défis actuels et futurs. Le projet a considérablement évolué grâce aux concertations et aux échanges», a expliqué Jacqueline Galant.