Vanessa Matz, ministre de la Politique scientifique, ne veut pas d'économies additionnelles l'Institut Royal de Météorologie (IRM), l'Observatoire royal de Belgique (ORB) et l'Institut royal d'Aéronomie Spatiale de Belgique (IASB).
La ministre de la Politique scientifique, Vanessa Matz, veut préserver d'économies additionnelles l'Institut Royal de Météorologie (IRM), l'Observatoire royal de Belgique (ORB) et l'Institut royal d'Aéronomie Spatiale de Belgique (IASB). Ces trois institutions fournissent aux autorités des données et une expertise indispensables à la sécurité de la population et des infrastructures, a-t-elle expliqué mercredi dans un communiqué.
"Les défis auxquels nous sommes confrontés évoluent et notre capacité à y répondre doit évoluer avec eux. Cela suppose de pouvoir compter sur des institutions scientifiques solides, capables de produire une expertise de haut niveau et de la mettre au service de l'intérêt général. C'est cette capacité que nous devons préserver", a-t-elle souligné à l'issue d'une visite rendue à l'IRM.
Face à la canicule, l'Institut a été mis à contribution par les autorités. Vingt prévisionnistes et quatre scientifiques ont été mobilisés à plein temps au cours de l'été pour assurer le suivi des situations météorologiques. Et à la suite de l'incendie qui s'est déclenché dans les Hautes Fagnes, l'Institut a également été sollicité. Ses prévisionnistes ont fourni plusieurs fois par jour une prévision météorologique spécifique pour la région touchée, permettant aux autorités de suivre l'évolution des conditions météorologiques susceptibles d'influencer la propagation du feu et d'accompagner les services engagés sur le terrain. L'IRM a également modélisé la dispersion des particules fines liées à l'incendie ayant un impact sur la population, et transmis ses résultats aux autorités chargées du suivi de la qualité de l'air.
"Ces dernières semaines ont montré à quel point l'expertise de l'IRM est indispensable lorsque notre pays est confronté à des situations extrêmes. Ses observations et ses prévisions permettent aux autorités et aux services de secours de disposer des informations nécessaires pour prendre les bonnes décisions au bon moment. Alors que les risques évoluent, nous devons veiller à préserver cette capacité et à donner à l'Institut les conditions nécessaires pour continuer à remplir pleinement ses missions", a-t-elle fait remarquer.