Cent ans après sa réouverture aux fidèles, la collégiale Saint-Martin-et-Saint-Hadelin de Visé inaugure un nouveau narthex vitré.
Il y a cent ans, la collégiale Saint-Martin-et-Saint-Hadelin de Visé rouvrait ses portes après sa reconstruction. Incendié par les troupes allemandes le 10 août 1914, l’édifice religieux renaissait de ses cendres en 1926.
Un siècle plus tard, la collégiale se dote d’une nouvelle entrée : un narthex vitré et décoré par l’artiste Jacques Donnay, destiné à améliorer l’accueil des visiteurs.
« On inaugure un nouveau porche qui permettra un accueil beaucoup plus sympathique dans la collégiale », explique Monseigneur Jean-Pierre Delville, évêque de Liège. « C’est une ouverture dans le transept gauche et un espace vitré depuis lequel on peut voir la collégiale. Il est également décoré de très belles représentations qui évoquent son histoire. »
Les trois gildes royales réunies
La dernière vitre du narthex a été posée symboliquement lors de la cérémonie. Elle arbore les blasons des trois gildes royales visétoises, réunies pour la première fois à l’occasion de cet événement.
« Il y a d’abord eu la gilde des arbalétriers, qui défendait la ville avec des arbalètes. Avec l’évolution des moyens techniques sont ensuite arrivés les arquebusiers », raconte Jean-Marie Pleyers, organisateur et membre de la fabrique d’église.
Les deux gildes ont longtemps coexisté avant qu’une scission entre cléricaux et anticléricaux, aux alentours de 1900, ne donne naissance aux Francs Arquebusiers. « À l’occasion de ce centenaire, il était très important de réunir tout le monde. La collégiale est avant tout un endroit qui rassemble les personnes », souligne Jean-Marie Pleyers.
Les célébrations se poursuivent
La collégiale abrite également l’un des joyaux du patrimoine religieux visétois : la célèbre châsse de saint Hadelin. Ce chef-d’œuvre de l’art mosan du XIIe siècle, réalisé en argent repoussé, contient les reliques du saint.
Les célébrations du centenaire se poursuivront en musique avec un concert de l’Orchestre symphonique de Liège, le samedi 3 octobre, puis un concert de chorales, le 10 octobre. Deux rendez-vous qui permettront au public de redécouvrir l’édifice, cent ans après sa renaissance.