Après l’incendie qui a touché les Hautes Fagnes, l’ULiège veut aider à mesurer les dégâts, comprendre leurs conséquences et préparer la restauration des zones touchées. Elle annonce la création d’une task force scientifique.
L’ULiège connaît particulièrement bien ce territoire. Elle y est présente depuis plus d’un siècle, notamment grâce à sa station scientifique du Mont Rigi, installée au cœur des Hautes Fagnes.
La mission sera d’abord de dresser un état des lieux. Des chercheurs et des techniciens issus de plusieurs disciplines vont travailler ensemble. Ils utiliseront notamment des images satellites, des drones et différents instruments de mesure. Ces outils permettront de cartographier les dégâts et d’étudier les conséquences du feu sur la végétation, mais aussi plus largement sur le fonctionnement des écosystèmes.
Concrètement, les scientifiques chercheront par exemple à déterminer quelles zones ont été les plus fortement atteintes, comment la végétation réagit après le passage du feu et quels secteurs nécessitent une attention particulière.
Le travail ne s’arrêtera pas au constat des dégâts. La task force devra également identifier les risques pour les mois et les années à venir en construisant des scénarios d’avenir.
Cette démarche est portée par le Laboratoire des transitions de l’ULiège, avec l’appui logistique de la station scientifique du Mont Rigi. L’Université entend travailler avec les acteurs déjà présents sur le terrain, notamment le Service public de Wallonie, le Parc naturel Hautes Fagnes-Eifel, les associations et les bénévoles.