Passionné par l'histoire et particulièrement par celle de sa région, Marc Bolland nous livre une version inédite sur les circonstances du meurtre, en 705, de celui qui deviendra Saint-Lambert. "Le sang de Saint-Lambert" décrit aussi Liège à cette époque
C'est la mort de Lambert, évêque de Maastricht, sa canonisation et le retour de ses reliques à Liège, qui est à l'origine de l'évolution de ce petit village qui deviendra une ville riche et puissante.
Marc Bolland nous plonge en plein coeur du haut Moyen-Age, une époque charnière entre mérovingiens et carolingiens. Au palais de Pépin de Herstal les tensions sont vives. Lorsque Lambert est assassiné le 17 septembre, le coupable est vite désigné. Il s'agirait de Dodon, le frère d'Alpaïde, la concubine de Pépin. Dodon aurait assassiné l'évêque qui refusait à Pépin de divorcer de sa 1ère épouse pour convoler avec Alpaïde. Pour Marc Bolland, cette explication n'est pas satisfaisante tant du point de vue historique que juridique. Tout en respectant les personnages et faits historiques, de façon romanesque, il explore de nouvelles pistes.
L'auteur met en avant Bérégise, le confesseur de Pépin et de sa femme Plectrude, un personnage qui a réellement existé. Il a notamment créé l'abbaye d'Andage qui deviendra par la suite l'abbaye de Saint-Hubert. Dans le roman, Pépin lui demande de mener l'enquête, et de démasquer le véritable meurtrier. Le récit est surtout prétexte à dresser le portrait de l'époque, la montée en puissance des Pépinides, les rivalités secrètes, les tensions religieuses liées à l'évangélisation de la région.
"Le sang de Saint-Lambert", de Marc Bolland, est paru chez Noir Dessin Edition
