Raphaël Collignon a jeté l'éponge, après plus de trois heures de match, face au numéro 5 mondial au premier tour de l'Open d'Australie de tennis, première levée du Grand Chelem de la saison, mardi à Melbourne.
Le Liégeois de 24 ans, 72e mondial, a abandonné au quatrième set qui l'opposait à l'Italien Lorenzo Musetti (N.5/ATP 5), âgé de 23 ans. La partie s'est donc achevée sur le score de 4-6, 7-6 (7/3), 7-5, 3-2, au bout de trois heures et cinq minutes de jeu.
Le Toscan a été demi-finaliste à Roland-Garros et quart de finaliste à l'US Open l'an dernier et avait atteint les seizièmes de finale l'an dernier à Melbourne.
Le protégé de Steve Darcis, lui, a réalisé un bon début d'année avec un quart de finale à Adélaïde la semaine passée, où il avait écarté le Canadien Denis Shapovalov, 23e à l'ATP, et le Bulgare Grigo Dimitrov (ATP 45), ex-numéro 3 mondial.
Éliminé au premier tour à Wimbledon l'an dernier pour son premier rendez-vous en Grand Chelem, Raphaël Collignon avait ensuite rejoint les 16e de finale (3e tour) à l'US Open.
Des leçons à tirer
"Oui, très déçu", a-t-il confié à Tennis Belgium. "Au point de vue du jeu, je sentais que j'avais les armes pour gagner. J'ai eu les opportunités en premier, j'ai encore breaké dans le deuxième set. Il y avait quand même beaucoup d'intensité. Je n'ai pas non plus l'habitude de jouer contre un mec comme ça, qui met autant de jus dans une chaleur comme celle-là. Donc, je n'ai pas réussi à être bien sur la durée. Mais voilà, quand même pas mal de certitudes sur le jeu."
Raphaël Collignon se remet également en question sur sa manière de gérer les événements. "Peut-être travailler autrement ou mieux boire. Ce sont des bêtes trucs. Il y a quand même eu aussi beaucoup de tension. C'est ça qui a joué. J'ai déjà disputé des matches plus longs où je n'ai pas eu de crampes. Il faut voir ce qui aurait pu être mieux fait. Et tirer des enseignements pour que cela arrive de moins en moins. C'était un peu la même chose que contre De Minaur en Coupe Davis."
Présent pour la toute première fois dans le tableau final, le joueur pourra néanmoins s'appuyer sur le fait qu'il avait réussi à faire jeu égal avec Lorenzo Musetti, demi-finaliste à Roland-Garros, avant que son corps ne le lâche. Et c'est également ce qu'il voulait à retenir.
"J'ai déjà battu des mecs très très forts", a-t-il poursuivi. "Et là, il est cinquième. Du point de vue du jeu, je n'étais pas du tout loin. C'était vraiment au couteau. Donc, on va essayer de trouver les solutions pour être un peu plus fort physiquement. Je n'ai pas non plus beaucoup d'expérience de matches en Grand Chelem. Surtout contre des mecs aussi forts, dans des chaleurs comme celle-là. C'est aussi savoir un peu mieux gérer ces moments. Peut-être ne pas être tout le temps à fond. Et aussi, tout simplement, faire un peu plus le jeu. Je sentais qu'au fur et à mesure du match, je courais de plus en plus. Je ne sais pas le nombre de kilomètres parcourus. Mais à mon avis, j'ai couru plus que lui. C'est triste et frustrant, mais je vais trouver la solution."