Plus de 350 sportifs venus de toute l’Europe se sont retrouvés à Awans, du 30 octobre au 1er novembre, pour le championnat d’Europe de Vovinam Viet Vo Dao, un art martial vietnamien encore méconnu chez nous.
Combats, figures acrobatiques et maniement d’armes traditionnelles : pendant trois jours, le hall omnisports d’Awans a vécu au rythme de cette discipline. Parmi les participants, Louis Van Humbeeck, 21 ans, originaire de Remicourt. Son parcours s’est arrêté aux portes de la finale. « C’était intense. Je ne pensais pas que ça allait démarrer si vite, si fort. Mais voilà, c’est le combat et je me suis donné à fond. »
Malgré l’intensité des affrontements, l’esprit reste bon enfant. « On n’est adversaires que sur le tatami. Le temps de trois fois deux minutes et puis après c’est fini. Tout le monde s’amuse », sourit-il.
Des combats, mais aussi des armes
Le Vovinam Viet Vo Dao ne se limite pas aux combats. Les athlètes s’affrontent aussi dans des épreuves techniques, avec des enchaînements codifiés et des armes traditionnelles. Rafael Lana, 13 ans, du club d’Awans, a notamment participé à l’épreuve du sabre. « Je me suis touché, ce qui m’a fait perdre quinze points. Si je ne les avais pas perdus, j’étais premier », explique-t-il.
Pour Giulia Cura, 19 ans, c’est aussi l’esprit de cette discipline qui fait la différence : « Le Vovinam, c’est un art qui rassemble. C’est cette communion entre les gens qui me plaît le plus. Et le fait de se dépasser soi-même au quotidien. »
Au total, une quarantaine de Belges ont participé à cette septième édition, aux côtés de délégations venues notamment de France, d’Italie, d’Allemagne et d’Espagne. Pour la première fois, juniors et seniors étaient réunis dans un même championnat européen.
L’occasion aussi de faire connaître davantage cet art martial en Belgique. « En France ou en Italie, ce sont de grosses fédérations. C’est déjà beaucoup plus connu et beaucoup plus étendu », souligne Christophe Dufour, président de l’Association de Vovinam Viet Vo Dao Belge Francophone. Un sport complet, qui demande autant de technique que d’agilité : « C’est très acrobatique. Les combats, c’est du full-contact. Le reste demande beaucoup d’agilité, il faut savoir sauter. C’est du travail, beaucoup de travail. »