Intradel a décidé de fermer le biocentre de Soumagne, pour privilégier son site de Dison, occupé depuis deux ans. Mais huit communes, dont Beyne-Heusay, Blegny, Fléron, Soumagne et Visé et Dalhem, s'y opposent.
C'est un courrier cinglant que huit communes de la région de Soumagne ont adressé à Intradel. L'objet: leur "plus vive opposition" à la fermeture du biocentre de Soumagne. Ce site permet depuis de nombreuses années aux particuliers, entreprises et communes de venir déposer leurs déchets verts et leurs inertes dans un endroit spécifiquement dédié, différent des recyparcs. Mais Intradel a décidé de fermer le site, qu'il possède, à partir du 20 décembre, au profit du site de Dison. Loué depuis deux à Noshaq, il a permis à Intradel de développer ses activités dans la région, au moment où l'entreprise de gestion des déchets a repris en gestion propre l'élimination des déchets des recyparcs de la région.
Depuis, le site de Soumagne, plus petit, fait double-emploi avec celui de Dison, estime Intradel, car les deux sont situés à 15 km l'un de l'autre, et parce que quatre recyparcs sont situés dans les environs (Fléron, Beyne-Heusay, Blegny, Herve) de Soumagne.
Huit communes réagissent
Ce lundi, on apprend que huit communes (Beyne-Heusay, Blegny, Fléron, Soumagne, Olne, Herve, Visé et Dalhem) ont adressé un courrier à Intradel, en demandant le réexamen de la décision.
Toutes regrettent d'abord de ne pas avoir été consultées en amont de la décision. Elles dénoncent aussi des conséquences "particulièrement préjudiciables (...) opérationnelles, financières et environnementales" tant pour les communes que pour les particuliers, alors que le site connait selon elles une fréquentation importante.
Les huit communes, dans leur courrier, craignent que les économies d'Intradel se répercutent sur le budget des communes, qui vont perdre du temps et faire des kilomètres pour se rendre à Dison, ce qui "est difficilement conciliable avec les objectifs de mobilité durable et de réduction d'empreinte carbone". Elles considèrent aussi que les recyparcs "ne sont pas une alternative équivalente". Enfin, les communes craignent une augmentation du nombre de dépôts sauvages ou une gestion inappropriée des déchets.