Ce samedi soir, le Fémina Visé s'est incliné dans la manche retour des play-down contre l'Union Beynoise. Une défaite qui condamne les Bassi-mosanes à la descente en division deux nationale après 37 saisons dans l'élite et 13 titres.
C'est une page qui se tourne dans le monde du handball féminin ! Après 37 saisons dans l’élite belge et treize titre de championnes, le Fémina Visé est rétrogradé en deuxième division la saison prochaine. Une descente douloureuse mais inévitable pour le club le plus titré du royaume. « Ça fait un peu mal. J'ai été au Fémina quand j'étais encore au top. On a fait des coupes d'Europe avec le Fémina et puis je suis partie. Je suis revenue parce que le Fémina a été dans une période difficile. On a quand même eu trois coach différents cette saison. Ça n'aide pas. On a perdu pas mal de joueuses aussi. Et puis oui, il y a eu pas mal de problèmes internes qui ont fait que sur le terrain, du coup ça se ressent fort », détaille l'ailière visétoise, Juliette Maes.
« ll n'y a pas eu match »
Une semaine après la défaite 27 – 33 en play-down contre Beyne, les Bassi-Mosanes, en blanc, jouaient leur survie. Pourtant ce samedi, ce sont les Unionistes qui prennent les commandes du match. Plus mobiles et plus incisives, les Bleues font déjà course en tête, + 5. Le Fémina Visé réplique en transition via Martin Lopez. Mais Beyne relance sa machine offensive. Portées par Jamotton et Peeters, les Bleues s’envolent. 20 – 8 à la pause. « es filles ont joué à 100 %. Je pense également du côté du Fémina. Il y avait quelques manquantes qui sont quand même des cadres, donc elles ont joué de malchance. On a su profiter de l'occasion. Et oui, il y a eu non-match si on peut le dire comme ça », explique l'assistant coach de l'Union, Roy Pironet.
« C'est un énorme soulagement parce que la saison n'a pas été facile »
Au retour des vestiaires, le Fémina veut réagir mais l’attaque bute sur l’infranchissable Meyer. La gardienne beynoise fait aussi la différence sur ses relances. + 15, Visé est dépassé, mais pas résigné. Martin Lopez, Diester et Driesen laissent parler leur frustration. Cela ne suffira pas. 36 – 22 score final, l’Union Beynoise est sauvée et peut respirer. « C'est un énorme soulagement parce que la saison n'a pas été facile. On a vécu des moments très forts, des hauts comme des bas. Malheureusement, à Bocholt on devait déjà gagner. Elles ont été meilleures que nous sur les dernières minutes et donc on a dû se battre ici jusqu'au bout. Je pense qu'on gagne avec la manière et donc on ne peut être que satisfaite de cette fin de saison », sourit la capitaine beynoise, Charlotte Vrancken. « L'année prochaine, je pense que les play offs sont peut être envisageables, mais en tout cas pas se faire peur comme cette année. Effectivement et essayer d'être plus à l'aise », développe Roy Pironet.
« On espère, remonter en D1 dans 4 ou 5 ans »
Le Fémina Visé descendra en division deux nationale. Une mal nécessaire pour relancer un nouveau cycle en Basse-Meuse. « On va faire de bonnes fondations pour repartir de plus belle. On espère, on va dire dans quatre cinq ans, remonter en D1. Parce que cette nouvelle génération qu'on construit depuis trois ou quatre ans est là », avance Babou Jaeckel, la coach du Fémina. Les Visétoises se reconstruiront en misant sur l’école des jeunes pour retrouver rapidement l’élite du handball belge.