Entre parcelles privées et publiques, le site des Côteaux de la Citadelle est classé. Il comprend des Sites de Grand Intérêt Biologique. Toute intervention, notamment sur la végétation, est soumise à une autorisation de l'Agence wallonne du patrimoine.
C'est une autorisation que l'Evêché de Liège n'avait pas demandée. L'Evêché est propriétaire de longue date d'un verger dont l'entrée se situe rue du Péry, et qui s'étend à l'arrière des maisons de la Montagne de Bueren. Après avoir cédé ce terrain dans le cadre d'un bail emphytéotique au collège Saint-Barthélémy, il l'a récupéré. Faute d'entretien, la végétation y avait poussé sans entrave. A la demande, parfois pressante, de certains riverains, l'Evêché a décidé d'intervenir. Un premier chantier a été demandé afin de libérer le mur de la rue du Péry d'un lierre très envahissant. Dans la foulée, un élagage a été mené au niveau du verger. Suite à l'intervention d'un riverain, la ville de Liège a fait interrompre le chantier car aucune autorisation d'abattage n'avait été demandée.
L'Evêché explique avoir voulu rendre service en nettoyant ce terrain pour lui rendre son aspect d'origine, ce qui lui a coûté de l'argent. Il n'y aurait pas d'autre projet envisagé sur ce site où, en 2011, avait été évoqué la possibilité de créer des vignobles. Rien de tout cela ici, juste la volonté d'entretenir le bien. L'Evêché se dit à la disposition de l'Agence wallonne du Patrimoine. Celle-ci devrait organiser une réunion en régularisation pour constater l'ampleur de l'intervention réalisée et des "réparations" à y apporter pour compenser les arbres abattus.
Les Côteaux de la Citadelle, par leur maillage tout-à-fait particulier, comptent plusieurs Sites de Grand Intérêt Biologique. Mettre à mal l'un d'entre eux peut créer une rupture dans le maillage écologique ce qui explique les mesures de préservation dont ils font l'objet.
roule 24h pour le Télévie!