Samuel Moiny, papa pour la première fois depuis quelques semaines à décidé de prendre un congé de paternité de 3 mois. Une décision qui ne fait pas l'unanimité dans la commune.
En se baladant dans les rues d'Amay, ce congé de paternité plus long qu'à l'accoutumée divise. "C'est abusé! Pourquoi lui trois mois et un autre travailleur n'a droit lui qu'à 20 jours ?" s'interroge une citoyenne, "On laisse toujours se privilège aux femmes alors qu'un bébé c'est avant tout un membre de la famille donc pourquoi pas un papa ? " confie un autre.
En choisissant de se retirer trois mois pour se consacrer à sa nouvelle famille, Samuel Moiny ne prend pas une décision inédite. C'est rare, c'est vrai, mais ce n'est pas nouveau. En tant que mandataire local, en revanche, il bénéficie, contrairement aux autres papas, de vingt semaines de congé de paternité maximum avec 60% de rémunération qu'il est libre de prendre avant ou après l'accouchement. Certains citoyens y voient une discrimination.
Du côté de l'opposition, Stéphanie Caprasse (Osons ensemble) et Jean-Michel Javaux (Osons ensemble) restent discrets. "Nous ne souhaitons pas réagir car il s'agit d'un choix personnel et privé". De son côté, Benoît Tilman (Avenir), lui aussi dans l'opposition, soutient le bourgmestre. "L'arrivée d'un enfant reste un événement très important, ça ne coûtera rien à la commune et en plus Samuel Moiny se retire mais reste quand même présent en cas d'urgence donc je pense au contraire que c'est une décision sensée."
Lionel de Marco, 4e échevin mais leader en nombre de voix, assure l'interim d'ici là. Samuel Moiny devrait reprendre ses fonctions début mars.