Une délégation syndicale composée d'une trentaine de délégués d'Acelor Mittal a retardé de deux minutes, dimanche, le départ de l'étape Liège-Seraing, donné de la place Saint-Lambert. Les syndicats, en front commun, ont dénoncé de façon théâtrale la décision prise par Lakshmi Mittal concernant la phase à chaud à Liège. Soutenu par le public présent pour les coureurs, les représentants des travailleurs ont profité de l'avènement médiatique afin de faire passer un message fort à leur patron qui a décidé de fermer la phase à chaud. 581 emplois sont menacés. La délégation syndicale s'est placée devant le peloton avec une banderole en français et en anglais avec un message clair les travailleurs liégeois veulent une sidérurgie intégrée. Une saynète mettant en scène le patron Indien d'Arcelor Mittal et un fondeur a également été jouée, Mittal remettant les clés de l'entreprise au personnel. La délégation syndicale a rappelé aux responsables locaux par cette action, négociée avec les patrons du Tour, qu'elle souhaitait une issue favorable pour le bassin liégeois. Les représentants des travailleurs considèrent que l'arrêt de la phase à chaud, pourtant rentable, entraînera systématiquement celui de la phase à froid et ce sera une catastrophe pour plus de 10.000 familles, ont-ils conclu. Sur le coup de 15 heures, au kilomètre 104 de l'épreuve, à Lierneux, c'est une délégation de la FGTB Verviers et communauté germanophone, forte d'une cinquantaine de membres, qui manifestera son mécontentement par rapport aux mesures d'austérité prônées par l'Europe. Banderoles et drapeaux seront déployés. Aucun arrêt de la course n'est prévu.