Syndicats et direction de l'entreprise Unda se sont rencontrés, jeudi, en conseil d'entreprise pour entamer la procédure Renault annoncée il y a deux jours, à Harzé . Les premières questions ont été posées par les syndicats, qui attendent des réponses. L'entreprise Unda, spécialisée dans la fabrication de médicaments homéopathiques et de produits de soins et hygiène, fait partie du groupe français Boiron. Elle a annoncé son intention de scinder ses unités belges et de les restructurer, mardi. Son site bruxellois, qui passerait sous la bannière Boiron Belgique poursuivrait la commercialisation des produits du groupe et perdrait 20 emplois sur les 116 actuels. Pour le site de Harzé, qui conserverait le nom d'Unda, Boiron cherche un repreneur. Quarante emplois sur 78 y sont menacés. Un premier conseil d'entreprise extraordinaire a eu lieu ce jeudi matin, pour entamer la phase une de la procédure Renault. Nous pensions que la direction nous apporterait des explications d'elle-même, mais elle n'en a rien fait, rapporte Thierry Walmag, délégué CNE. Nous avons posé beaucoup de questions, elle n'a pas répondu à tout. Nous sommes notamment interpellés par le fait que le groupe veuillent constituer deux sociétés différentes. Nous aimerions voir les plans financiers, afin d'évaluer si le projet est viable, ou encore définir s'il y a une possibilité de reprise. Par ailleurs, ces deux sociétés, Boiron Belgique et Unda, seront concurrentes. Quel est l'intérêt de créer de la concurrence? Il y a des choses que nous voulons comprendre. La direction s'est engagée à répondre à un maximum de questions des syndicats pour le prochain conseil d'entreprise extraordinaire, prévu le jeudi 13 juin. D'autres réunions sont prévues les jeudis suivants