Le ministre germanophone de la Santé, Harald Mollers, s'est rendu mercredi à la centrale de secours 100112 à Liège pour y évoquer le problème des téléphonistes à même de répondre en allemand aux appels qu'ils reçoivent. Il a rencontré le commandant des pompiers de Liège, des chefs de service et des médecins de la centrale. Le parlement germanophone a voté, au mois de juin, une résolution visant le manque de téléphonistes germanophones à la centrale de secours liégeoise. Le 11 juillet dernier, le ministre a pris contact avec la ministre de l'Intérieur, Joëlle Milquet. Dans une lettre, il lui a fait part de ses inquiétudes et de la nécessité de garantir la qualité des secours pour la population germanophone, a expliqué le cabinet du ministre avant de préciser que M. Mollers n'avait pas encore reçu de réponse à son courrier. Il m'a été confirmé que deux candidats germanophones allaient pouvoir être opérationnels d'ici la fin de l'année mais il s'agit d'une solution qui n'est pas complètement satisfaisante à long terme. Si l'un d'eux tombe malade ou quitte son emploi, ils seraient à nouveau en nombre insuffisant, a souligné le ministre germanophone. M. Mollers souhaite que des solutions à long terme soient trouvées: Une prime pour le bilinguisme pourrait être une piste, a-t-il conclu. Seuls 4 téléphonistes qui maîtrisent la langue de Goethe sont en fonction à la centrale 100 de Liège alors qu'il était initialement prévu qu'ils soient 7. Dans sa résolution, le parlement germanophone demande au gouvernement fédéral que tous les appels passés par des germanophones puissent être traités par des personnes qui maîtrisent correctement la langue allemande de manière à pouvoir réagir de façon adéquate en fonction de la situation. En attendant une solution définitive, le texte propose au gouvernement fédéral que, durant les mois d'été, les appels émanant de la Communauté germanophone soient traités par la caserne d'Eupen où du personnel germanophone est présent en permanence.