Ces dernières années, le chantier du Trilogiport avait provoqué de vives réactions chez les riverains touchés par la construction de cette plateforme multimodale à Oupeye . De nombreux recours avaient été introduits et, actuellement, un seul est encore pendant devant le conseil d'Etat. Le permis pourrait être annulé. Il avait été introduit par le comité de riverains des Bassi-Mosans et porte sur la validité du permis qui avait été accordé par les autorités wallonnes pour l'aménagement de cette zone de 160 hectares et des voiries y donnant accès. Après les fêtes, nous avons reçu le rapport du premier auditeur du conseil d'Etat, qui recommande l'annulation du permis en se basant sur deux moyens, détaille Me Aurélie Kettels, avocate des riverains. Cet avis du premier auditeur considère que dans la problématique des voiries, le ministre de l'époque, Benoît Lutgen, était juge et partie. Il avait rejeté de précédents recours au niveau des voiries alors qu'il était aussi l'autorité hiérarchique des communes qui avaient accordé le permis. La deuxième raison invoquée porte sur les particules fines. Le premier auditeur estime qu'il y a eu des lacunes au niveau de l'étude d'incidence quant à la pollution atmosphérique. Les riverains sont inquiets et jugent qu'il n'y a pas eu d'analyse suffisante quant à la situation actuelle et le risque d'augmentation des particules fines dans l'air, décrit l'avocate. Le conseil d'Etat n'est pas tenu de suivre l'avis de son premier auditeur, bien qu'il le fasse dans la majorité des cas. Si le conseil d'Etat nous donne raison en matière de particules fines et annule le permis, le tir sera difficile à rectifier, précise Me Kettels. D'autant que l'auditeur nous recommande de poser des questions préjudicielles à la Cour de justice européenne car la Belgique n'a pas transposé une directive européenne en la matière. L'avocate ajoute que d'autres recours pourraient être introduits si des permis d'environnement devaient être délivrés aux entreprises qui viendront s'installer sur le site