Le tribunal correctionnel de Verviers, siégeant en vacations, a condamné mardi un Verviétois de 43 ans, poursuivi pour viols et attentats à la pudeur commis durant près de 10 ans sur ses deux filles, à une peine de 8 ans de prison ferme. Le tribunal a stigmatisé l'absence de prise de conscience par le prévenu de la gravité des actes commis qu'il tend à minimiser ainsi que sa personnalité ne présentant aucune empathie ni remise en question. Le tribunal soulève aussi le degré de récidive relevé par l'expert. Entre 2003 et 2012, le prévenu a commis des attentats à la pudeur sur ses deux filles qui étaient alors âgées de 5 et 8 ans au moment du début de la période infractionnelle. Le Verviétois a reconnu avoir agi de façon pulsionnelle sous l'influence de l'alcool et de la drogue. Il commettait ses faits à son domicile ou lors de parties de pêche. Le prévenu reconnaissait les attentats à la pudeur mais niait tout viol. Le tribunal a cependant estimé au vu des déclarations même du prévenu, des auditions des victimes qui parlaient également de masturbation, de fellations et de relations sexuelles, de l'examen gynécologique de la cadette de ses filles, qu'un faisceau de présomptions graves, précises et concordantes amenait à la conclusion que des faits de viol ont été commis alors que la cadette avait plus de 10 ans. Les faits avaient été dévoilés spontanément à l'école par cette dernière mettant fin à dix années de silence imposées par leur père, avait d'ailleurs stigmatisé le parquet lors de l'audience. Certains de ces faits étaient pourtant connus du cocon familial car la mère avait surpris, en 2010, son aînée et son mari lors d'une scène d'attouchements dans la salle de bain. Le prévenu avait promis qu'il ne recommencerait plus mais les faits s'étaient poursuivis jusqu'en octobre 2012