Le parquet a requis vendredi devant le tribunal correctionnel de Liège des peines allant de 18 mois à 4 ans de prison contre cinq membres d'une association active dans la vente de stupéfiants. Les toxicomanes liégeois pouvaient commander des stupéfiants par l'intermédiaire d'un call-center au chef de la bande surnommé Bader. Cinq individus avaient été arrêtés à la fin de l'année 2014 après avoir été confondus comme revendeurs de drogue pour le compte d'une association criminelle néerlandaise. Le réseau Bader disposait d'un call-center situé aux Pays-Bas via lequel les toxicomanes pouvaient passer commande de doses de stupéfiants. Ce réseau bénéficiait de plusieurs revendeurs à Liège actifs principalement dans le quartier des Guillemins. Ces vendeurs, des toxicomanes âgés de 31 à 42 ans, touchaient chacun 150 euros et une bille de drogue par jour pour livrer les marchandises commandées. Ils se revendiquaient eux aussi de la bande Bader lorsqu'ils entraient en contact avec les clients. Seuls quatre petits revendeurs ont été neutralisés. Le cinquième prévenu pourrait être un maillon important de la pyramide mais l'association Bader serait encore en mesure de poursuivre ses activités en employant d'autres revendeur, des toxicomanes alléchés par les revenus quotidiens mais aussi par une consommation gratuite. Le parquet a requis des peines allant de 18 mois à 4 ans de prison. Les avocats des prévenus ont plaidé pour des peines plus modérées, pour le sursis ou pour des peines de travail.