L'ancien footballeur Jean-Marc Bosman a comparu lundi devant le tribunal correctionnel de Liège pour faire opposition à une condamnation d'un an de prison et a sollicité une mesure de suspension du prononcé assortie de nouvelles conditions probatoires. Il a affirmé qu'il s'est remis en question depuis sa condamnation. Jean-Marc Bosman avait été sanctionné le 13 janvier 2012 d'une suspension du prononcé assortie de conditions probatoires. En décembre 2011, il avait porté des coups à sa compagne et à la fille de celle-ci alors qu'il était sous influence de l'alcool. N'ayant pas respecté ces conditions probatoires, il avait été cité devant le tribunal mais n'avait pas comparu. La sanction initiale avait donc été transformée en une peine de prison d'un an. Jean-Marc Bosman avait fait opposition à cette condamnation et il a comparu pour tenter d'obtenir du tribunal le maintien de la sanction initiale et des conditions probatoires. L'ancien joueur, à l'origine de l'arrêt Bosman qui autorise la libre circulation des sportifs européens sur le marché du travail, a affirmé que sa situation s'était apaisée avec sa précédente compagne et qu'il n'avait pas compris la portée du précédent jugement. Dans ce contexte, il ne percevait pas la nécessité de respecter les conditions probatoires assorties à la décision. J'ai compris, par la suite, qu'on m'avait donné une chance. J'ai fauté et je suis tombé de haut en apprenant à la radio que j'avais été condamné à un an de prison, a-t-il ajouté. Jean-Marc Bosman, toujours soutenu par des joueurs de grands clubs européens, affirme son désir de retrouver un emploi. Dans ce contexte, même si le parquet réclame une peine de prison, l'avocat du joueur, Me Molders, a plaidé la suspension du prononcé assortie de conditions probatoire.