Le parquet a requis vendredi devant le tribunal correctionnel de Liège une peine de 8 mois de prison avec sursis contre un commissaire divisionnaire liégeois, accusé d'avoir fait pression sur un homme pour obtenir des informations relatives à un dossier judiciaire. Le commissaire divisionnaire réclame son acquittement pur et simple et évoque un acharnement du parquet contre lui. Les révélations du dénonciateur sont à la base des ennuis judiciaires du commissaire divisionnaire mais ont également provoqué la fin de carrière d'un avocat, ex-conseil de Marcel Habran. Actif dans la section criminelle liégeoise, le commissaire est réputé pour avoir participé à la résolution de nombreuses affaires criminelles. Il avait été dénoncé car il aurait participé à une réunion improvisée visant à obtenir des informations auprès d'un homme qui était informé des raisons de la disparition d'un dossier judiciaire. Cette réunion se serait déroulée dans le bureau de l'ancien avocat de Marcel Habran. Le dénonciateur prétendait initialement avoir été convoqué le 3 novembre 2011 par l'avocat et avoir été confronté aux pressions du policier. Entendu par le tribunal, il était apparu en contradiction sur ses propres déclarations et sur les circonstances de la scène. Depuis l'instruction de l'affaire, il s'est même désisté officiellement de sa constitution de partie civile. La défense a sollicité l'acquittement pur et simple du commissaire divisionnaire et s'est étonnée de l'acharnement manifesté par le parquet