Une peine de trois ans d'emprisonnement a été requise vendredi par le parquet à l'encontre d'un Amaytois de 60 ans poursuivi devant le tribunal correctionnel de Huy pour le viol d'une adolescente de 13 ans le 8 juillet 2007 au retour d'une journée dans un parc animalier. La victime, alors majeure, s'était rendue au commissariat de police de la zone Meuse-Hesbaye le 26 octobre 2012 pour y déposer plainte du chef de viol à l'encontre d'un Amaytois. Les faits présumés se seraient passés le 8 juillet 2007, au domicile du prévenu, à Amay. Ce jour-là, nous revenions d'un parc animalier et on se rendait à son domicile, a indiqué la victime dans son audition. Il m'a dit qu'il allait me montrer son nouvel appartement. Il m'a fait entrer dans sa chambre, m'a poussée sur le lit. Lorsque je me suis retrouvée allongée, il en a profité pour me violer. Il m'a demandé de ne pas en parler parce que cela aurait été considéré comme étrange. Il m'a dit qu'il avait fait la même chose avec ses deux belles-filles, et que c'était normal. Le prévenu connaissait bien la famille de la victime, puisqu'il avait été le compagnon de sa tante. Je conteste les faits, a-t-il déclaré à l'audience du tribunal correctionnel. L'expert psychiatre ayant examiné la victime a conclu à une très haute crédibilité de son récit. Le prévenu a de nombreux antécédents judiciaires, avec des condamnations relatives à des coups et blessures, des menaces et des outrages. Il n'a cependant aucun antécédent judiciaire spécifique. L'avocat du prévenu, Me Renaud Destexhe, a sollicité des devoirs complémentaires, en demandant l'audition de cinq témoins. Il a par ailleurs rejeté la circonstance aggravante d'autorité sur la victime. Il n'avait pas d'autorité particulière vis-à-vis d'elle, a ajouté Me Destexhe. Il véhiculait régulièrement les enfants du quartier. La victime s'est constituée partie civile pour un euro à titre provisionnel. En fin d'audience, le tribunal correctionnel a ordonné au ministère public de faire procéder à l'audition des témoins telle que sollicitée par l'avocat du prévenu. L'examen de la cause a été remis au 20 mars.