Le tribunal correctionnel de Huy rendra son jugement dans l'affaire des tracts le 29 novembre prochain. Un an de prison et 500 euros d'amende ont été requis à l'encontre d'Anne-Marie Lizin et du secrétaire communal. Le parquet a par contre requis la suspension du prononcé de la condamnation à l'encontre des agents communaux. Tous les prévenus ont demandé leur acquittement. Dans son réquisitoire, le parquet a tenté de démontrer que l'ancienne bourgmestre de Huy s'est rendue coupable de faux et de détournements et que le secrétaire communal lui a apporté une aide indispensable. Le parquet s'est opposé à tout sursis en ce qui concerne les peines de prison. En ce qui concerne les employés, ils auraient dû, même s'ils se sentaient obligés, le faire hors de leurs heures de travail, a déclaré le substitut du procureur du Roi en charge du dossier. Le parquet a considéré que la distribution de tracts sur des marchés par les onze employés poursuivis constitue un détournement d'argent public. Outre les peines de prison et d'amende, le parquet a également requis une peine de cinq ans d'inéligibilité à l'encontre de l'ancienne bourgmestre de Huy. Elle se trouvait dans une situation de confusion entre la chose publique et sa personne. Il y a une nécessité de sanctionner fortement ce genre de comportement, a encore considéré le substitut. Les avocats d'Anne-Marie Lizin, du secrétaire communal de la ville de Huy et des agents communaux ont plaidé l'acquittement. Ils considèrent qu'aucun élément présent au dossier des tracts électoraux ne permet de démontrer les préventions de faux et de détournement. L'avocat d'Anne-Marie Lizin a exposé que les agents communaux qui ont distribué des tracts électoraux sur les marchés, dans le cadre de la campagne électorale fédérale de 2007, ont tous introduit le jour ou le lendemain du jour de la distribution une demande de récupération. La situation était très tendue avec Madame Toussaint mais aussi avec une personne du parti, si vous voyez ce que je veux dire, encore plus haut, a déclaré l'avocat d'Anne-Marie Lizin, qui fait référence à l'ancien président du PS et qui défend la thèse du complot. L'avocat du secrétaire communal a demandé au tribunal de ne pas se laisser polluer par le caractère médiatique de l'affaire en rappelant que le dossier a été rendu public par la diffusion d'un reportage du JT de la RTBF et repris ensuite dans un reportage de plus longue durée. Les avocats des agents communaux ont insisté sur l'impact de cette affaire sur leurs clients qui endurent depuis six ans les conséquences de la mise au jour du dossier