Une étude du bureau d'experts Syndex sur la fermeture de la phase à chaud à l'usine liégeoise d'ArcelorMittal cloue au pilori la stratégie du géant de la sidérurgie, et présente une piste assurant la profitabilité de Liège dans le coil à chaud, rapporte jeudi L'Echo. Les chiffres avancés par ArcelorMittal ne reposent pas sur des données concrètes, les références prises en compte n'étant pas réalistes, selon Syndex. Le bureau français relève aussi que la phase à chaud à Liège a bénéficié de peu d'investissements pendant que le groupe inondait d'autres sites. La stratégie du groupe, qui a mis ses sites en compétition au lieu d'assurer une collaboration entre eux, est critiquée par Syndex. Le bureau d'expert relève en outre que le groupe a financé ses acquisitions de mines grâce aux activités sidérurgiques, mais celles-ci n'ont en contrepartie bénéficié d'aucune rente minière. La réintégration de cette rente minière dans la division nord confirmerait la profitabilité de Liège dans le coil à chaud, même en cas de faible activité, soutient Syndex. Cette étude entre dans le cadre de la mission de Syndex d'informer le conseil d'entreprise européen d'ArcelorMittal. Elle tranche avec le rapport controversé Laplace, qui avait jugé inéluctable l'abandon du chaud à Liège. Quant à la mission de contre-expertise confiée au même Syndex par la Région wallonne sur la viabilité d'une sidérurgie intégrée à Liège, ses conclusions sont attendues dans un mois. Disclaimer: Belga diffuse quotidiennement des dépêches reprenant des informations provenant d'autres médias. Ces dépêches sont identifiables par le mot-clé PRESS. Belga ne peut toutefois jamais être tenu pour responsable de ces informations fournies par d'autres médias. Merci aux rédactions qui les utiliseraient de toujours citer la source exacte des informations relayées par Belga. -Belga-