Une enquête de patrimoine a été réalisée par un expert afin de déterminer les éventuels enrichissements de patrimoine de Franco Fraccari à l'époque des faits. Cette enquête a démontré que l'accusé, suspecté d'avoir touché une partie du contrat, était en possession d'importantes sommes d'argent liquide dans les semaines qui ont suivi le décès d'André Cornet. Rita Bigattini, une institutrice primaire de Grâce-Hollogne âgée de 47 ans, est accusée d'avoir fait assassiner André Cornet en juin 2010. Elias Bak , Cédric Michot , Antonio Affili, , Franco Fraccari , Annie De Bruin , Christine Bastin et Silvano Bruni répondent également de cet assassinat. Une enquête a été effectuée sur les activités commerciales de Franco Fraccari, accusé d'avoir été un intermédiaire dans les faits d'assassinat et d'avoir touché une partie de l'argent de Rita Bigattini. Franco Fraccari était le propriétaire d'une société qui gérait le complexe commercial à proximité duquel le cadavre de la victime avait été enterré. Selon un expert comptable, les activités de Fraccari dans le cadre de la gestion de sa salle de sports étaient en pertes, principalement en raison des amortissements. L'expert comptable s'est penché sur la question d'un éventuel enrichissementde sa société qui correspondrait à des fonds reçu de Bigattini. L'expert a relevé qu'à la fin du mois de juin, quelques jours après le décès d'André Cornet, Franco Fraccari a payé en liquide une facture de 10.000 euros à une société de placement de cuisines. Il n'existait aucune raison, liée à une éventuelle urgence, que la facture concernée soit payée en liquide à cette société. Un dépôt d'argent de 12.500 euros en grosses coupures a également été effectué par Franco Fraccari dans sa banque en juillet 2010. Après l'homicide commis sur André Cornet, Elias Bak et Cédric Michot, suspecté d'être les exécutants du contrat, ont pris la fuite à Blankenberge puis à l'étranger. Ils ont décidé de s'installer au mois de septembre dans une caravane installée dans un camping d'Aywaille. C'est là qu'ils ont finalement été arrêtés. La compagne de Cédric Michot s'est présentée à la barre des témoins. Elle a affirmé que cet accusé était parfois jaloux mais qu'il n'a jamais été violent avec elle. Son désir était de fonder une famille. Selon la jeune femme, Cédric Michot lui a certifié qu'il n'était pas l'auteur du coup de feu sur André Cornet. Cette comparution a provoqué l'énervement d'Elias Bak, le tireur présumé. Depuis le début de l'enquête, je prends le maximum sur mon dos parce que ce sont mes amis et que je préfère que seul l'un de nous soit condamné. Mais maintenant, cela me retombe sur la tête ! On tente de m'enfoncer, c'est dégueulasse ! , a-t-il lancé.