Le procès de Rita Bigattini et consorts devant la Cour d'assises de Liège accuse un retard de plus en plus important. Lundi, tous les témoins prévus officiellement pour la journée ont été priés de revenir un autre jour car les jurés devaient encore écouter les rapports des enquêteurs. Le procès pourrait être allongé de plusieurs journées. Initialement, le procès de Rita Bigattini et de ses 7 autres coaccusés devait se terminer, selon le programme envisagé, vers le 7 juin. Les débats devant la Cour d'assises ne cessent cependant d'encaisser un retard important. La semaine de retard enregistrée depuis la suspension de la session avait repoussé la date éventuelle de fin de procès au 15 juin. Mais lors de chaque journée d'audience, ce retard s'accentue. Ce lundi, tous les témoins qui devaient initialement déposer ont été invités à se représenter à une date ultérieure. Les avocats ont été convoqués par le président qui, après avoir déjà été obligé de revoir le programme de comparution des témoins, envisage de modifier une nouvelle fois ce planning et de rallonger le procès de plusieurs jours. L'enquête relative à ce dossier a été particulièrement complexe en raison du nombre d'accusés mais aussi des versions différentes qu'ils ont tous livrés. Lors des débats, 18 avocats interviennent pour poser des questions et pour formuler des commentaires. La plus grande partie de la 6e journée du procès a été consacrée aux dernières auditions des enquêteurs et aux questions qui leur étaient soumises sur leur travail. Elias Bak est le seul accusé qui a pris la parole au cours de la journée pour poser une question aux enquêteurs. Il a, à cette occasion, précisé qu'il ne s'est pas rendu chez André Cornet dans le but de le tuer. On ne savait pas qu'on venait chez lui pour le tuer. On nous accuse d'un homicide. Mais nous étions venus uniquement pour lui mettre une raclée, a-t-il précisé. Le juge d'instruction avait proposé à Rita Bigattini d'être entendue sous polygraphe durant ses investigations. L'accusée avait accepté cette technique. La première séance avait été interrompue car Rita Bigattini ne respectait pas les consignes formulées par le policier qui menait l'audition. Lors de sa seconde audition au moyen de cette technique, les résultats ont montré qu'elle mentait. Cédric Michot a lui aussi accepté d'être entendu sous polygraphe mais le résultat a été non concluant. Antonio Affili, Franco Fraccari et Elias Bak ont par contre tous refusé de se livrer au polygraphe. En raison du retard enregistré, les auditions des polygraphistes ont été reportées à mardi après-midi. Le procès reprendra mardi avec les auditions de témoins, parmi lesquels un expert en analyses. -Belga-