Après avoir fait des aveux complets sur son implication dans l'assassinat d'André Cornet et dénoncé le rôle de tous ses complices, Rita Bigattini a manifesté lundi des regrets devant la Cour d'assises de Liège. Elle affirme qu'elle n'est pas fière de ce qu'elle a commis et qualifie les faits d'affreux. Rita Bigattini a reconnu lundi matin qu'elle avait sollicité un rendez-vous avec des intermédiaires et qu'elle a accepté une proposition de contrat pour tuer André Cornet pour la somme de 80.000 euros. Anne De Bruin, Christine Bastin et Silvano Bruni ont été des contacts qui l'ont mise en lien avec Antonio Affili et Franco Fraccari. Ces deux derniers ont été les instigateurs du contrat exécuté ensuite par Cédric Michot et Elias Bak. Rita Bigattini a poursuivi ses explications en annonçant que, lors de l'exécution, c'est Elias Bak qui a tiré. Mais il était très nerveux. C'est Cédric Michot qui a gardé le plus son calme après les faits. C'est aussi lui qui a emballé la tête de la victime dans un sac en plastique. Le corps de la victime a été placé dans sa voiture. Rita Bigattini a pris le volant pour reconduire les tueurs vers Seraing, où Antonio Affili les attendait. Selon Rita Bigattini, Antonio Affili s'est chargé de la reconduire car Elias Bak menaçait de la tuer aussi. Arrivé à Ciplet, Affili aurait fait le tour de l'habitation et réclamé de quoi donner une avance aux tueurs. C'est ainsi qu'elle lui a donné des pierres précieuses et qu'elle a donné le code de la carte de banque d'André Cornet. Un retrait a été effectué ensuite sur ce compte. Rita Bigattini a également avoué qu'elle a passé une large partie de la nuit à nettoyer les traces de sang. Rita Bigattini a avoué qu'elle a réalisé ensuite des démarches pour tenter de retirer de l'argent sur le compte luxembourgeois d'André Cornet. L'accusée a précisé que c'est à Affili et à Fraccari qu'elle a effectué les paiements du contrat. Par contre, elle ignorait ce qu'il était advenu du corps d'André Cornet. Trois ans après, que pensez-vous de ce genre de faits? , a questionné le président Dominique Gérard après les révélations de Rita Bigattini. Je ne suis pas fière. Je regrette. Je ne sais pas pourquoi je me suis rendue à ce rendez-vous et pourquoi j'ai désiré la mort d'André Cornet. C'est vrai que j'en étais arrivée à le détester. Mais pousser la réflexion jusqu'à organiser son décès, c'est affreux ! , a-t-elle commenté en pleurant. Les autres accusés sont désormais interrogés par le président Gérard pour donner leur version après les aveux de Rita Bigattini