Antonio Affili a été réinterrogé mardi devant la cour d'assises de Liège après les révélations effectuées la veille par Rita Bigattini sur les circonstances de l'assassinat d'André Cornet le 17 juin 2010 à Ciplet. Affili a reconnu avoir trouvé les deux exécutants, mais il a affirmé qu'il ne s'agissait pas de mettre sur pied un assassinat. Pour lui, le contrat consistait à aller mettre une raclée à André Cornet. Après les révélations de Rita Bigattini formulées lundi à la reprise du procès, le président Dominique Gérard a décidé mardi matin de réinterroger tous les accusés. Antonio Affili, désigné comme l'un des organisateurs de l'assassinat par la principale accusée, a minimisé son rôle. Il prétend qu'une réunion a eu lieu chez lui, à la demande de Silvano Bruni qui voulait aider Rita Bigattini à mettre une raclée à son compagnon violent. Antonio Affili affirme que Franco Fraccari a assisté aux négociations. Je me suis fâché quand ils ont parlé de cela chez moi. Mais Franco Fraccari m'a demandé de ne pas faire le con car il estimait qu'il y avait de l'argent à prendre. Fraccari a insisté. Je ne vais pas nier que j'ai accepté, mais il s'agissait pour moi uniquement de mettre une raclée à la victime, a expliqué Antonio Affili. Antonio Affili a reconnu qu'il s'est chargé de trouver deux hommes. Mais uniquement dans le but d'aller mettre une raclée à André Cornet, a-t-il insisté. Cédric Michot et Elias Bak ont accepté le contrat. Antonio Affili a alors confirmé à Franco Fraccari qu'il avait trouvé les deux hommes. Rita Bigattini a affirmé la veille que Fraccari et Affili lui ont proposé de commettre l'assassinat d'André Cornet pour 80.000 euros lorsqu'ils ont appris qu'elle avait de l'argent et qu'elle disposait d'un accès à un compte luxembourgeois. Antonio Affili a prétendu qu'il n'avait jamais entendu parler d'une proposition de contrat avec une issue mortelle pour la victime. Affili a encore affirmé que, le jour des faits, il a appris par Fraccari que le contrat portant sur une raclée s'était transformé en fausse prise d'otage à simuler afin de permettre à Rita Bigattini d'aller retirer de l'argent sur les comptes d'André Cornet. C'est elle qui est venue pour véhiculer les auteurs qui n'étaient pas cagoulés, a-t-il précisé. L'accusé a encore soutenu qu'Elias Bak est rentré le soir des faits très fâché car il estimait être tombé dans un traquenard. Il avait un cadavre dans le coffre et voulait s'en prendre à Bigattini. Affili a reconnu qu'il a reconduit Bigattini chez elle, qu'il a reçu des pierres précieuses à remettre aux auteurs et qu'il n'est pas intervenu dans la décision d'enterrer André Cornet. Antonio Affili a encore chargé Franco Fraccari lors de cet interrogatoire. Selon lui, c'est Franco Fraccari qui a organisé l'ensemble des faits et qui s'est chargé de récupérer des enveloppes de paiements auprès de Rita Bigattini. J'aurai mieux fait de rester chez moi et de ne pas assister à cette réunion. Je ne suis pas quelqu'un de méchant. J'ai peut-être une sale tête, mais j'ai un grand c