Rita Bigattini, Elias Bak et Cédric Michot sont les trois seuls des huit accusés qui comparaissent détenus au procès devant la cour d'assises de Liège. Depuis le début du procès, les cinq autres accusés de l'assassinat d'André Cornet sont libres. Après les aveux de Rita Bigattini précisant le rôle de chacun, certains avocats se demandent encore pourquoi Antonio Affili et Franco Fraccari restent libres à ce stade du procès. Le parquet général peut décider à tout instant, depuis le début du procès, de concrétiser la prise de corps et de décider de faire comparaître certains accusés en qualité de détenu. Lundi, au début de la quatrième semaine de la session d'assises, le procès a basculé après les aveux de Rita Bigattini. Elle a précisé le rôle de chaque accusé et désigné Antonio Affili et Franco Fraccari comme ceux qui ont organisé l'assassinat et recruté les tueurs. Depuis ces aveux, Antonio Affili et Franco Fraccari sont placés en position instable car le rôle que Bigattini leur prête ne correspond pas à ce qu'ils ont annoncé comme ligne de défense. Ils sont réinterrogés par le président qui les confronte aux incohérences de leur récit face aux déclarations précises de Rita Bigattini. Alors qu'une accusée a évoqué la veille des pressions qu'elle aurait reçues d'un des accusés dans les couloirs du palais, plusieurs avocats se disent à présent étonnés de constater que des accusés, notamment Franco Fraccari et Antonio Affili, n'ont toujours pas été replacés en détention dans le cadre du procès. Je suis personnellement très étonné de constater que le parquet général ne met pas à exécution la prise de corps de Franco Fraccari et Antonio Affili. Rita Bigattini a dit lundi la vérité et ses déclarations placent notamment des accusés en position très instable, a précisé Me Berwart, conseil de Rita Bigattini