La 6e semaine du procès de Rita Bigattini et consorts devant la cour d'assises de Liège a débuté sur une modification importante du statut de deux accusés. Avant la reprise de l'audience ce lundi, Antonio Affili et Franco Fraccari ont été privés de liberté. Rita Bigattini, une institutrice primaire de Grâce-Hollogne âgée de 47 ans, a reconnu avoir fait assassiner André Cornet en juin 2010. Elle avait fait appel à sept intermédiaires et exécutants pour éliminer le compagnon avec lequel elle était en instance de séparation. Depuis le début du procès, seuls trois accusés avaient comparu détenus devant la cour. Il s'agit de Rita Bigattini, Elias Bak et Cédric Michot. Les cinq autres accusés ont été laissés en liberté. Mais le parquet disposait de possibilités d'exécuter des prises de corps à l'égard des autres accusés. Lundi, le substitut Pierre Marissiaux a privé Antonio Affili et Franco Fraccari de liberté pour la suite du procès. Ils comparaîtront désormais détenus. La présomption d'innocence est toujours d'application pour les accusés qui comparaissent détenus. Ces prises de corps ont été mises à exécution pour deux accusés seulement et donc pas pour Silvano Bruni, pour Christine Bastin et Annie De Bruin. Il ne s'agit, à ce stade, en rien de les différencier des autres accusés. C'est strictement pour des raisons humanitaires, en raison de problème de santé, que ces trois derniers accusés ne sont pas privés de liberté. Mais, à ce stade du procès, il n'est pas question pour le ministère public d'établir d'échelle de gravité entre les différents accusés, a précisé le substitut Pierre Marissiaux. L'avocat général a prévenu les jurés que ces prises de corps ne relèvent pas d'un élément ou d'un indice qui démontrerait une culpabilité. C'est uniquement une mesure de sûreté. Je souhaite que ces deux accusés soient présents pour la fin de leur procès, a-t-il indiqué. - belga -