Infrabel s'étonne de la position du ministre wallon des Transports publics, Carlo Di Antonio, sur le dossier du pont de Tilff . Lors d'une rencontre avec la population, samedi, il a affirmé sa volonté de reconstruire un pont à l'identique alors que son prédécesseur, Benoît Lutgen, privilégiait sa suppression. Depuis des années, deux théories s'opposent: sa reconstruction à l'identique ou son remplacement par une rocade de contournement qui supprimerait trois passages à niveau particulièrement dangereux. Depuis février 2009, les trois acteurs concernés - le Service Public de Wallonie, la commune d'Esneux et Infrabel - se sont accordés sur l'absolue nécessité de jumeler le remplacement du pont provisoire avec la suppression de trois passages à niveau répertoriés parmi les 200 les plus dangereux de Belgique, fait savoir Infrabel par communiqué. Infrabel s'étonne dès lors d'apprendre qu'une décision contraire est aujourd'hui concrètement envisagée, balayant les efforts consentis depuis plusieurs années afin de trouver une solution technique et environnementale garante de sécurité. Une suppression partielle ne pourrait se faire qu'au terme de nouvelles études, prolongeant d'autant les risques d'incidents avec d'imprudents usagers de la route.