Réunis en assemblée générale mardi après-midi, les travailleurs du groupe Meister à Sprimont ont approuvé la désignation d'un manager de crise pour relancer l'activité de l'entreprise. L'assemblée générale a duré deux heures, nous avons joué la carte de la transparence, souligne René Petit, secrétaire régional CSC Metea, pour le front commun syndical. L'assemblée a avalisé l'accord que nous avions dégagé avec le conciliateur social, l'auditeur du travail et les avocats de la direction plus tôt dans l'après-midi. Le travail reprendra donc mercredi à 6 heures. Du moins en théorie, précise le responsable du syndicat chrétien. Car techniquement, il y aura des problèmes à la suite des dégradations de dimanche. Les travailleurs seront présents, ce sera au nouveau responsable du site à gérer la situation. Par ailleurs, le personnel, qui s'inquiétait du paiement des salaires, a obtenu la garantie qu'il serait rémunéré en temps et en heure. Dimanche, une vingtaine d'hommes, qualifiée de milice privée, ont débarqué sur le site de Sprimont dans l'intention d'emporter du matériel. Deux travailleurs ont été agressés, et du matériel de production cassé. Le conflit social touche la société Meister depuis lundi dernier lorsque la direction a annoncé que deux importantes commandes, initialement prévues à Sprimont, seraient réalisées ailleurs. La direction avait été séquestrée mercredi dernier. - Belga -