Le mineur, âgé de 17 ans, qui a tué sa mère à coups de marteau dans la nuit de dimanche à lundi à Liège avant de se rendre et d'avouer les faits mardi en fin de journée, a été placé par un juge de la jeunesse au centre fermé de Braine-le-Château pour une durée de trois mois, a-t-on appris au parquet de Liège. Un juge d'instruction avait été saisi mardi soir afin de procéder à la descente sur les lieux de l'homicide et de permettre la réalisation d'une autopsie. Celle-ci a confirmé que le décès était consécutif à un traumatisme crânien causé par la répétition des coups de marteau donnés par l'auteur qui a porté, au total, une vingtaine coups à sa victime, à savoir sa propre mère âgée de 47 ans. Au cours de l'instruction du dossier, le juge d'instruction sera à nouveau saisi afin de permettre la reconstitution et la réalisation d'un rapport psychologique de l'auteur en grande détresse psychologique, a-t-on admis au Parquet. A ce stade de la procédure, l'auteur des faits, qui sera majeur en juillet prochain, n'a pas été inculpé de meurtre ou d'assassinat puisqu'il bénéficie de l'application de mesures protectionnelles propres aux mineurs d'âge. L'auteur des faits restera en section fermée pour une durée de trois mois renouvelable tous les trois mois. Le juge de la jeunesse peut cependant ordonner que le placement perdure jusqu'à l'âge de 20 ans. Le parquet de la jeunesse peut quant à lui dresser un réquisitoire de dessaisissement qui sera examiné par le tribunal de la jeunesse. Ce dernier pourra alors, le cas échéant, se dessaisir des faits qui seront alors examinés, après réquisitoire de renvoi, par une chambre spéciale siégeant en correctionnelle ou en assises