La directrice liégeoise de deux maisons de repos, elle-même infirmière, a bénéficié jeudi d'une suspension du prononcé accordée par le tribunal correctionnel de Liège. Cette dame âgée de 36 ans avait obligé ses aides-soignantes à pratiquer des piqûres d'insuline à certains patients alors que seuls des infirmières étaient habilitées à le faire. En 2008, des faits de maltraitance envers les pensionnaires de deux maisons de retraite avaient été dénoncés. La prévenue avait reconnu certaines erreurs dans le fonctionnement de ses établissements mais elle avait souligné qu'elle avait été confrontée à certaines circonstances particulières comme le retour tardif de certains patients et l'absence à cet instant d'infirmières. La prévenue contestait le caractère systématique des faits et mettait en évidence le fait qu'elle devait préserver la santé de ses patients. Elle était en aveux sur le fait d'avoir donné des instructions à son personnel, sans forcer personne. La dame risquait une peine de 8 mois de prison pour ces faits. Elle a cependant bénéficié d'une suspension du prononcé.